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« En écrivant ceci, je tremble… » (Rick Bass, le livre de Yaak)

Intention :

Un jour de 1996, un écrivain pense qu’il devrait arrêter d’écrire temporairement des nouvelles de fiction pour écrire un livre au profit de la protection de la Vallée de Yaak dans le Montana… un des derniers endroits sauvages des Etats-Unis, peuplés d’ours noirs et de grizzlis, de loups et de coyotes, d’aigles, de lynx, de cerfs et de quelques humains. Parmi eux vit Rick Bass depuis une vingtaine d’années. Une décennie après sa publication en anglais, le livre de Yaak : chronique du Montana vient de paraitre en France aux fantastiques éditions Gallmeister. Ce livre « source, manuel, arme du coeur » (p. 13) raconte sa vallée et un peu de son combat contre la déforestation. Une seule régle : « Je ne veux pas prononcer de jugement. Si je juge, je serai jugé. Ma seule finalité, dans cette partie du monde, est d’observer et d’éprouver, d’être heureux ou d’être triste. Non de juger.  » (p.64).

 

Cet espace numérique voudrait être un catalyseur d’émotions et favoriser le partage et le dialogue autour de l’oeuvre de Rick Bass et des nature writers (et pas seulement ceux du Montana), autour des livres et auteurs édités par Jean Malaurie dans sa merveilleuse collection libertaire Terre Humaine, autour de personnes qui ont décidées de raconter le monde sans oublier leur berceau d’origine. Enfin, discuter sur ce malaise contemporain lié à la perte de contact de l’homme avec la nature dans une tentative philosophique de relier nature et culture. Qui je suis ? Un bibliothécaire dans une ville près de la mer Méditerranée.

La parole de la fin à Thierry Guichard, le directeur de la revue LE MATRICULE DES ANGES :

« Lire Rick Bass donne une énergie neuve. Réveille un sentiment profondément enfoui d’appartenance à la nature. […] Il faut lire Le Livre de Yaak, non seulement comme un acte de défense d’une vallée, mais aussi comme le plaidoyer pour une certaine humanité. Non pas celle d’un monde archaïque, mais bien celle qui nous sépare d’une ultime barbarie. »

Silence