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« Il est intéressant de contempler un rivage luxuriant… » Charles Darwin

« Il est intéressant de contempler un rivage luxuriant tapissé de nombreuses plantes appartenant à de nombreuses espèces abritant des oiseaux qui chantent dans les buissons, des insectes variés qui voltigent çà et là, des vers qui rampent dans la terre humide, si l’on songe que ces formes si admirablement construites, si différemment conformées, et dépendantes les unes des autres d’une manière si complexe, ont toutes été produites par des lois qui agissent autour de nous. Ces lois, prises dans leur sens le plus large, sont :
* la loi de croissance et de reproduction ;
* la loi d’hérédité qu’implique presque la loi de la reproduction ;
* la loi de variabilité, résultant de l’action directe et indirecte des conditions d’existence, de l’usage et du défaut d’usage ;
* la loi de multiplication des espèces en raison assez élevée pour amener la lutte pour l’existence, qui a pour conséquence la sélection naturelle, laquelle détermine la divergences des caractères, et l’extinction des formes moins perfectionnées.
Le résultat direct de cette guerre de la nature, qui se traduit par la famine et par la mort, est donc le fait le plus admirable que nous puissions concevoir, à savoir : la production des animaux supérieurs.
N’y a-t-il pas une véritable grandeur dans cette manière d’envisager la vie ?« 
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(Charles Darwin, L’origine des espèces)
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. (photo N. Martin)
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Darwin… Copernic, Galilée, Freud, Stephen Jay Gould… des phares pour nous, les hommes… engoncés dans nos peurs de mourir et de vivre… J’aime bien rapprocher ceux d’entre-nous que l’on étiquètent comme scientifiques avec les artistes, les poètes, les écrivains. La frontière de la compréhension est souvent si ténue que les intuitions des uns sont souvent confirmées par les autres.
Phares… parce qu’il y a le poème éponyme du sieur Baudelaire.
Après Gould, j’aborde aux rivages d’un autre seigneur de chair, d’os et d’intelligence : Pascal Picq.
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« Qui s’y frotte s’y p… » (A.R.)
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Silence