Archives du mot-clé au diable vauvert

En Camargue, entre terre et mer…

« Au fin fond de la Camargue, la vie paisible entre terre et mer de Vincent, fils d’ouvrier agricole, et de ses camarades Pierre, le futur raseteur, Victor, le fils du boulanger, Albert, le fada, et Sarah dont tous se disputent les faveurs. Vincent, au terme de tractations secrètes, est recueilli par un couple de riches manadiers, gérants d’un élevage de taureaux, dont il va peu à peu devenir le légitime héritier. Il s’y éprend d’un taurillon cendré, futur cocardier hors pair. Un taureau totémique, matérialisant la face sombre de ce héros, en apparence irréprochable et paisible.
Fougueux et passionné, Vincent découvre les peines de cœur, l’exploration des mystères de l’existence, les amours passagers et les moments de joie partagée avec les siens. Il se heurte aux non-dits, aux silences lourds comme des simbéus, à la pudeur d’un peuple singulier. » Ah, les quatrièmes de couverture !  Si je lis cela en librairie, je n’achète pas… 😉

Dans ce livre, ce qui fait tout de suite plaisir, c’est l’absence du goût morbide de notre époque pour les serials killers qui se terrent à chaque coin de rue guettant leur proie, jeune et innocente ; pas de scène à la morgue ni vélo (comme dans E.T.) ou même à pied (suspense, adrénaline…) ; pas non plus de complots et de secrets à l’échelle internationale avec un héros « américain – forcément » qui doit sauver la planète.  Je vous avoue, j’ai essayé de regarder une ou deux séries télévisuelles de ce type, lire un ou deux ouvrages du même tonneau (même Millénium !) mais à chaque fois, l’ennui, le mortel ennui honni par Baudelaire, me fait fermer la télévision ou tomber le livre au sol…  Je ne suis pas de mon époque… 😉

J’aime quoi ? J’aime les promenades au bord des rivières, regarder un ciel et ses nuages, contempler sans rien attendre et vouloir coûte que coûte sauver l’humanité… bref, rien, de ce qui doit faire battre le coeur d’un être occidental vivant au XXIème siècle. Disons-le également, je ne suis guère un adepte des corridas et de la tauromachie. Et il y a aussi du sang et un mort dans cette histoire. Pourtant, cette histoire, ce court roman se lit d’une traite. Sans la prétention de vouloir révolutionner la littérature, Le cours du destin de Jacky Siméon (Au diable Vauvert, 2010) dénoue ses fils et ses personnages simplement. On se lie aux personnages. On se prend même à comprendre cette tradition taurine et le besoin de ces hommes, ancrés dans leur culture, à prouver leur courage en affrontant le toro. Sans tomber dans le genre roman de terroir, l’auteur rattache sa Carmargue aux grands mouvements du monde qui servent de fils temporels à l’histoire.

Vous conseille…

Silence

**************

Ceci est une lecture de :

Le cours du destin / Jacky Simeon. – Vauvert (30)  : Au diable Vauvert, 2010. – . – 978-2-84626-225-5

Je remercie les éditions Au diable Vauvert pour l’envoi gracieux de ce livre.  Il a été commenté dans le cadre des partenariats avec les éditeurs proposés par le blog : Blog-o-book. « Chaque dimanche à 15h Bob publie des appels à lecteurs, en partenariat avec des éditeurs. Des partenariat spéciaux ont parfois lieu en semaine. Toute personne ayant un blog consacré à la lecture et régulièrement tenu à jour peut participer.  La seule condition est de publier un billet sur votre blog dans le mois qui suit la réception du livre. Vous êtes totalement libre d’exprimer votre ressenti par rapport à votre lecture, votre billet pourra être positif ou négatif, vous restez indépendant. »