Archives mensuelles : mai 2008

…intéresser les esprits au sort de l’Esprit, c’est-à-dire à leur propre sort… (Paul Valery)

« C’est un signe des temps, et ce n’est pas un très bon signe, qu’il soit nécessaire aujourd’hui – et non seulement nécessaire, mais qu’il soit même urgent, d’intéresser les esprits au sort de l’Esprit, c’est-à-dire à leur propre sort« 

[in La liberté de l’esprit. Regards sur le monde actuel et autres essais / Paul Valery. – Gallimard, 1945. – (Folio essais, n° 106)]

Paul Valery a écrit cela dans les années 30. Toujours d’actualité ?

Silence


La littérature au singulier, c’est fini tout ça !

Donnez un texte de Colette à une prof de français pour voir. En général, sa réaction est la suivante : les yeux tout d’abord, ils sortent des orbites. Les mains, elles tremblent. Quant à ses cheveux, ils se dressent sur sa tête. Oui, parce que la prof de français, Colette, elle adore, alors normal, elle réagit ! En même temps que son corps s’exprime, surgissent de sa bouche frémissante immanquablement ces cinq mots :

« Ce texte est très littéraire ! »

Voilà, le verdict est posé. Quand Madame la prof de français vibre à l’ingéniosité, la vivacité, la perspicacité du verbe, on a affaire à un texte littéraire.

Et quand Madame la professeur de français ne vibre pas, à quel genre de texte a-t-on affaire ?

Et bien, ça dépend, et toute la question est là.

Lorsqu’en 2002, Christian Poslaniec, didacticien et auteur jeunesse, publie son ouvrage « Vous avez dit littérature ? » (Hachette Education), et qu’il tente de situer la littérature dite « Jeunesse » dans le grand ensemble « Littérature », il nous montre une foule de choses, et elles sont plus passionnantes les unes que les autres.

Il nous montre par exemple, qu’aucun critère ne permet d’affirmer qu’un texte est littéraire, et que tel autre ne l’est pas. Ce qui signifie que quand Madame la professeur de français affirme du texte de Colette qu’il est très littéraire, elle fait preuve d’ignorance.

Il faudrait pourtant qu’elle le sache : Christian Poslaniec, démonstration à l’appui, le prouve. Le principe de « littérarité » d’un texte n’est pas interne à celui-ci. (Lire sur ce principe : ici et )

Voilà qui bouleverse quelque peu les certitudes. Mais alors, mais alors, et nos grands classiques ? Et le génial Jean Echenoz, et… Marguerite Duras, et… Françoise Sagan, et… Albert Cohen ? et… et…

Ben oui, mais non. Non non non, cent fois non. Le concept de littérarité est un fantôme. Il n’existe pas. Enfin si, il existe, mais pas dans l’absolu. Surtout pas dans l’absolu.

Il existe à un moment, à un endroit, pour un lecteur donné. Voir le billet précédent sur une phrase de Borges de mon colocataire de ce carnet numérique.

En effet, à chaque fois qu’un lecteur prend plaisir à lire une oeuvre, qu’il est étonné par elle, et qu’elle le transforme, alors, pour ce lecteur-là, à ce moment là, l’oeuvre est littéraire.

Mais revenons à notre vibrionnante prof de français. Colette la fait vibrer très bien. Mais Colette réussit-elle, dans l’absolu, à faire vibrer tous les lecteurs possibles et imaginables ? Sans doute non. Parfois, on est encore trop jeune pour vibrer à Colette. Parfois, on ne possède pas tous les codes nous permettant de vibrer à Colette. Peut-on vibrer de la même manière à vingt ans ou à quarante sur le roman d’Albert Cohen : Belle du seigneur ?

Mais d’autres textes nous font vibrer, à la lecture desquels notre prof de français ne vibre pas systématiquement.

Vous me suivez?

Tout jugement de valeur autre que le jugement personnel ne peut que se référer à la norme sociale.

En bon curieux, Christian Poslaniec ne s’en laisse pas conter. A la suite des explorateurs du fait littéraire que sont Italo Calvino, Umberto Ecco, Julia Kristeva, il part à son tour à l’aventure, et voyez-vous, il nous apprend qu’il nous faut maintenant changer de point de vue.

La littérature au singulier, c’est fini tout ça !

Beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, le fait littéraire n’en est que bougrement plus intéressant !

Interactions écrivain, livre, lecteur, dialogue des textes les uns avec les autres, mise en rapport avec la notion de société, c’est véritablement un système qu’observe minutieusement Christian Poslaniec. Oui, la littérature au singulier, c’est bien fini. Que Madame la professeur de français le sache : depuis quelques décennies, on est passé de la littérature une à la littérature pluriel.

Nous en tirons un grand bénéfice. Celui de mieux comprendre, de moins simplifier, de plus relativiser.

Réjane

« Si un livre vous ennuie, ne le lisez pas » (Jorge Luis Borges)

« Je crois que la formule « lecture obligatoire » est un contresens ; la lecture ne doit pas être obligatoire. Parle-t-on de plaisir obligatoire ? A quoi bon ? Le plaisir n’est pas une obligation, c’est une quête. Bonheur obligatoire ! Le bonheur aussi est une quête. J’ai été professeur de littérature anglaise pendant vingt ans à la faculté de philosophie et de lettres de l’université de Buenos Aires. J’ai toujours donné ce conseil à mes étudiants : si un livre vous ennuie, abandonnez-le ; ne lisez pas un livre parce qu’il est fameux, ou moderne, ou ancien. Si un livre vous semble ennuyeux, laissez-le ; même si ce livre est le Paradis perdu – qui pour moi n’est pas ennuyeux – ou Don Quichotte – qui pour moi ne l’est pas davantage. Mais si un livre vous ennuie, ne le lisez pas ; c’est qu’il n’a pas été écrit pour vous. La lecture doit être une des formes du bonheur : voilà pourquoi je conseillerais aux possibles lecteurs de mon testament – que je n’ai d’ailleurs pas l’intention de rédiger – de lire beaucoup, de ne pas se laisser effrayer par la réputation des auteurs, de rechercher un bonheur personnel, un plaisir personnel. Il n’y a pas d’autre façon de lire. »

Jorge Luis Borges dans Borges para millones, entretien à la bibliothèque nationale de Buenos Aires en 1979.

Parfois, on tombe sur ce genre de texte… et on est content…

Silence

« Jusqu’à Tombouctou » un carnet de voyages de Michel Jaffrennou et Henri Gougaud ou un livre sur la diversité culturelle en action

Qu’ont en commun la chaine franco-allemande Arte, le magazine Mondomix, les radios France Culture, France musique(s), TSF ou FIP, les éditions Frémeaux associés et leur librairie sonore… avec Michel Jaffrenou et Henri Gougaud, auteurs du livre « Jusqu’à Tombouctou » publié par les éditions d’Arte et celles du Point d’exclamation ?

Ils sont tous des militants actifs et convaincus de la promotion d’une diversité culturelle en actes plutôt que de paroles. Diversité culturelle : expression grandiloquente, à la mode, que l’on emploie partout à tort et à travers, dans les discours, mais dont on voit finalement si peu la réalisation concrète… En ces temps de menaces sur les politiques culturelles, tous ces acteurs cités plus haut, créent des micros résistances au conformisme consensuel ambiant.

Ainsi ce carnet de voyages dessiné, collé, écrit de Michel Jaffrennou : Jusqu’à Tombouctou, avec des textes du conteur Henri Gougaud. Ce carnet n’est qu’un élément d’un projet plus vaste : la réalisation d’un film autour de trois musiciens africains :

« Les trois grands artistes maliens, Habib Koité, Afel Bocoum, et le groupe de femmes Tamasheks Tartit, ont décidé de créer le groupe « Desert Blues », pour chanter l’union du Mali, dans la diversité de tous ses peuples. La réunion sur une même scène de 3 artistes issus d’ethnies différentes – Bambara, Songhai et Tamashek – représente un véritable symbole au Mali, un pays où les sècheresses provoquent des affrontements civils.

Pour créer un univers visuel qui rende compte de leur parole, de leur imaginaire, de leur humour, l’artiste et réalisateur Michel Jaffrennou (voir son interview) est allé à leur rencontre, de Bamako à Tombouctou, dans le pays mandingue, sur les rives du fleuve Niger… Dans ses carnets de voyages il a dessiné le soleil, le sable, le fleuve, des djinns et des génies… Il a ramené la lumière et la magie du Mali pour devenir leur « griot » des pixels, pour concevoir des images qui s’entrelacent avec la musique et se métamorphosent pour nous faire voyager dans la poésie musicale de Desert Blues. »

Le livre « Jusqu’à Tombouctou » est donc un des éléments (avec le film, le DVD, le spectacle) de ce travail qui a duré pendant plus de deux ans. Il réunit les dessins et les réflexions de l’auteur auquel il associe des contes africains de Henri Gougaud.

Marc Bénaïche, le responsable de Mondomix écrit ailleurs dans l’éditorial du magazine de mars 2008 :

«  Notre société est tellement obsédée par l’individualisme que nous sommes devenus une société de narcisses qui s’abiment dans la contemplation de leurs propres images, et qui atteint profondément la gouvernance même de notre société. Force est de constater que le narcisse supporte mal l’intérêt général, il y voit une entrave à son bien être et à sa sublimation. Le narcisse aime critiquer les initiatives collectives et solidaires qui par définition sont « mal gérées » et « dispendieuses ». Le narcisse veut liquider ces initiatives car elles le renvoient à son propre égoïsme. Aujourd’hui, une profonde remise en cause de notre système social et culturel est en cours. Et même si tout le monde est d’accord pour que l’État soit plus efficace, moins coûteux et mieux géré, pourquoi tuer des initiatives généreuses et si peu chères ? »

Ce livre n’est pas un livre de narcisse mais il illustre à merveille ce proverbe africain cité dans l’éditorial de Mondomix :

« Si tu veux aller vite, marche seul

et si tu veux aller loin, marche avec d’autres ! »

jusqu’à Tombouctou… par exemple…

Silence

Cette critique est publiée dans le cadre de l’opération Masse critique du site Babelio.

Alphonse Daudet, Albert Cohen, la chèvre et le petit Salomon…

Quand l’écrivain Albert Cohen (1895-1981) nous entraîne, entre l’île de Céphalonie en Grèce, la Ville de Marseille en France, et celle de Genève en Suisse, dans son épopée en quatre volumes (Solal, 1930; Mangeclous, 1938; Belle du Seigneur,1968; Les Valeureux, 1969), il est un grand, très grand conteur.

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Il fait dire à ses rocambolesques personnages des choses impossibles, de même qu’il leur fait asséner de profondes vérités. Ça se moque, et c’est… poésie pure. Et c’est déchirant, et c’est délirant…souvent.

En lisant Le “Mangeclous”, l’extraordinaire et succulent Mangeclous, qu’ Albert Cohen a écrit dans une période où il n’allait pas bien, je tombe sur un extrait qui, ni plus ni moins, me sidère. Je poursuis l’histoire, et je reviens sur cet extrait.

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Salomon, l’oncle Salomon, plus exactement le petit Salomon, le plus naïf des cinq oncles de Solal, les Valeureux, comme Albert Cohen les appelle, et bien Salomon, non, je ne rêve pas…gambade dans la nature !

La nature lui fait fête, et elle finit, à la nuit tombée, par lui être hostile.

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En 1869, Alphonse Daudet (1840-1897), un autre talentueux conteur, qui avait acheté en 1864, au plein cœur de Provence, un moulin à vent et à farine, publie : “Les lettres de mon Moulin“. Du moulin, situé à Fontvieille, près de Arles, vont partir plusieurs lettres. La quatrième de ces lettres a pour titre : La chèvre de Monsieur Seguin.

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La chèvre de Monsieur Seguin !

mais c’est bien sûr…

Quand le “petit Salomon” gambade dans la nature, la petite chèvre n’est pas loin.

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Mesdames et Messieurs, attachez vos ceintures je vous prie, en avant toute pour :

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Une partie de liberté avec petit Salomon, extraît de Mangeclous, 1938 par Albert Cohen.

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Une partie de liberté avec Blanquette, extraît de La chèvre de Monsieur Seguin, in Les lettres de mon Moulin, 1869 par Alphonse Daudet.

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Une partie de liberté avec petit Salomon

“Fils de mon coeur, petit Salomon, jeunesse du monde, naïveté et confiance, bonne bonté, rédemption des monstres aux râteliers de canons, aux narines soufflant l’ ypérite, et de tous les mannequins qui ont oublié d’être hommes. Salomon, petit prophète des temps bienheureux où les hommes seront tous pareils à toi. Salomon, petit mais vrai sauveur, il n’y a que moi qui t’estime et te respecte. Et tu es un trop vrai grand humain pour le savoir, ô escargot, ô microbe, ô grande âme. Laisse-les sourire et se moquer de toi et va gambader, petit, tout petit immortel. Va, mon agneau, mon mignon messie chéri.

L’ardent soleil sécha bientôt Salomon sauvé des eaux qui reprit sa course à travers la forêt embaumée. Une centaine de petits oiseaux l’entouraient, tous pépiants, car ils trouvaient excellentes les algues dont il était orné et les picoraient sans peur. Lorsqu’il s’arrêtait, ceux qui le connaissaient bien se juchaient sur sa tête pour se décontracter les pattelettes et se délasser avec insolence. Lorsqu’il se remettait à gambader, ils s’enfuyaient dans un grand froulis de soie et ils allaient se poser, petites boules innocentes, sur de hautes et fines ramures balancées.

Il s’amusa longtemps à chanter, à sauter et à baguenauder, environné par une multitude de petits amis voletants et aussi gais que lui. Parfois, il tournait comme un toton et disait des louanges à Dieu, créateur du ciel et de la terre. Ses manches déchirées volaient tant de côté et d’autre qu’elles semblaient des ailes.

Les heures passaient. Les insectes craquaient, criquetaient, menaçaient et Salomon, ivre de drachmes, de coruscation et de voyages, ne songeait qu’à danser et à chanter et à crier la nouvelle devise des Valeureux.

– Vive la France !

Si bien que lorsque la nuit fut tombée, il se trouva perdu dans une sombre forêt où des chouettes commençaient à faire semblant de ricaner. Se bouchant les oreilles, une intense frayeur dans le dos tout mouillé, il chercha longtemps sa voie, chantant la Marseillaise pour se donner du courage.”

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[Mangeclous, 1938, Albert Cohen. – Gallimard, Folio n° 1170, page 113 et suivante]

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Une partie de liberté avec Blanquette

Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n’avaient rien vu d’aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu’à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d’or s’ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu’ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête.

Tu penses, Gringoire, si notre chèvre était heureuse ! Plus de corde, plus de pieu…rien qui l’empêchait de gambader, de brouter à sa guise…

C’est là qu’il y avait de l’herbe, jusque par dessus les cornes, mon cher !…Et quelle herbe ! Savoureuse, fine, dentelée, faite de mille plantes…C’était bien autre chose que le gazon du clos. Et les fleurs donc !… De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux !…

La chèvre blanche, à moitié soûle, se vautrait là-dedans les jambes en l’air et roulait le long des talus, pêle-mêle avec les feuilles tombées et les châtaignes…Puis, tout à coup elle se redressait d’un bond sur ses pattes. Hop ! la voilà partie, la tête en avant, à travers les maquis et les buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d’un ravin, là-haut, en bas, partout… On aurait dit qu’il y avait dix chèvres de M.Seguin dans la montagne.

C’est qu’elle n’avait peur de rien la Blanquette. Elle franchissait d’un saut de grands torrents qui l’éclaboussaient au passage de poussière humide et d’écume. Alors, toute ruisselante, elle allait s’étendre sur quelque roche plate et se faisait sécher par le soleil… Une fois s’avançant au bord d’un plateau, une fleur de cytise aux dents, elle aperçut en bas, tout en bas dans la plaine, la maison de M. Seguin avec le clos derrière. Cela la fit rire aux larmes.

– Que c’est petit ! dit-elle. Comment ai-je pu tenir là-dedans ?

Pauvrette ! de se voir si haut perchée, elle se croyait au moins aussi grande que le monde…

En somme, ce fut une bonne journée pour la chèvre de M. Seguin. Vers le milieu du jour, en courant de droite et de gauche, elle tomba dans une troupe de chamois en train de croquer une lambrusque à belles dents. Notre petite coureuse en robe blanche fit sensation. On lui donna la meilleure place à la lambrusque, et tous ces messieurs furent très galants… Il paraît même, (ceci doit rester entre nous, Gringoire) qu’un jeune chamois à pelage noir eut la bonne fortune de plaire à Blanquette. Les deux amoureux s’égarèrent parmi les bois une heure ou deux, et si tu veux savoir ce qu’ils dirent, va le demander aux sources bavardes qui courent invisibles dans la mousse.

Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette : c’était le soir…

– Déjà ! dit la petite chèvre. Et elle s’arrêta fort étonnée.

En bas, les champs étaient noyés de brume. Le clos de M. Seguin disparaissait dans le brouillard, et de la maisonnette on ne voyait plus que le toit avec un peu de fumée. Elle écouta les clochettes d’un troupeau qu’on ramenait, et se sentit l’âme toute triste…Un gerfaut, qui rentrait, la frôla de ses aîles en passant. Elle tressaillit… puis ce fut un hurlement dans la montagne :

– Hou ! Hou !

Elle pensa au loup ; de tout le jour la folle n’y avait pas pensé… Au même moment une trompe sonna bien loin dans la vallée. C’était ce bon M Seguin qui tentait un dernier effort.

– Hou! Hou ! faisait le loup.

– Reviens ! Reviens ! criait la trompe.

Blanquette eut envie de revenir; mais en se rappelant le pieu, la corde, la haie du clos, elle pensa que maintenant, elle ne pouvait plus se faire à cette vie, et qu’il valait mieux rester.

La trompe ne sonnait plus…

La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles. Elle se retourna et vit dans l’ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux qui reluisaient…C’était le loup.”

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[Extrait de La Chèvre de Monsieur Seguin, Les Lettres de mon Moulin, 1869, Alphonse Daudet]

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Réjane.
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Pour information :
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La prochaine journée de l’atelier Albert Cohen aura lieu le samedi 31 mai 2008 à Paris IV Sorbonne (Amphi Guizot). Elle aura pour thème : Cohen et l’animal. Voir le programme ici.
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Sur le site de la Bibliothèque électronique de Lisieux, on trouve beaucoup de textes tombés dans le domaine public comme ceux de Daudet ou encore sur  Gallica 2, le site de la Bibliothèque Nationale de France.

Diogène de Sinope : un site à la manière des exercices spirituels antiques

Diogène représente la figure philosophique la plus connue de la philosophie cynique.

Le site Cynismes – DioGène : regards obliques d’un chien errant propose en plus de 130 leçons une présentation originale, soft et décalée de ce philosophe : chaque extrait que l’on suppose tiré du recueil de Diogène Laërce (Vies et doctrines des philosophes illustres) est accompagné d’un morceau de musique qui met en valeur les propos ou actes de ce drôle de bonhomme :

« Alors qu’il prenait le soleil sur une colline de Corinthe, Alexandre survint qui lui dit:
– Demande moi ce que tu veux.
Et lui de dire:
– Cesse de me faire de l’ombre ».

Silence