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	<title>Rick Bass et les nature writers</title>
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	<description>Les chemins de traverse d'un bibliothècaire et d'une conteuse</description>
	<pubDate>Sat, 10 May 2008 21:28:37 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
			<item>
		<title>&#8220;Jusqu&#8217;à Tombouctou&#8221; un carnet de voyages de Michel Jaffrennou et Henri Gougaud ou un livre sur la diversité culturelle en action</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/05/10/jusqua-tombouctou-un-carnet-de-voyages-de-michel-jaffrennou-et-henri-gougaud-ou-un-livre-sur-la-diversite-culturelle-en-action/</link>
		<comments>http://naturewriting.wordpress.com/2008/05/10/jusqua-tombouctou-un-carnet-de-voyages-de-michel-jaffrennou-et-henri-gougaud-ou-un-livre-sur-la-diversite-culturelle-en-action/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 10 May 2008 16:55:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[masse critique]]></category>

		<category><![CDATA[arte éditions]]></category>

		<category><![CDATA[désert blues]]></category>

		<category><![CDATA[henri gougaud]]></category>

		<category><![CDATA[jusqu'à tombouctou]]></category>

		<category><![CDATA[Masse critique Babelio]]></category>

		<category><![CDATA[Michel Jaffrennou]]></category>

		<category><![CDATA[mondomix]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’ont en commun la chaine franco-allemande Arte, le magazine Mondomix, les radios France Culture, France musique(s), TSF ou FIP, les éditions Frémeaux associés et leur librairie sonore… avec Michel Jaffrenou et Henri Gougaud, auteurs du livre « Jusqu’à Tombouctou » publié par les éditions d’Arte et celles du Point d&#8217;exclamation ?

Ils sont tous des militants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em>Qu’ont en commun la chaine franco-allemande Arte, le magazine <a href="http://desertblues.mondomix.com/">Mondomix</a>, les radios France Culture, France musique(s), <a href="http://www.tsfjazz.com/accueil.php">TSF</a> ou <a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/fip/accueil/">FIP</a>, les éditions <a href="http://www.fremeaux.com/">Frémeaux associés</a> et leur librairie sonore…</em> avec Michel Jaffrenou et Henri Gougaud, auteurs du livre « <strong><em>Jusqu’à Tombouctou</em></strong> » publié par les <a href="http://www.artepro.com/statique/Arteboutique/ArteEditions/index.htm">éditions d’Arte</a> et celles du <a href="http://www.ieditions.fr/">Point d&#8217;exclamation</a> ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Ils sont tous des militants actifs et convaincus de la promotion d&#8217;une diversité culturelle en actes plutôt que de paroles. Diversité culturelle : expression grandiloquente, à la mode, que l’on emploie partout à tort et à travers, dans les discours, mais dont on voit finalement si peu la réalisation concrète… En ces temps de menaces sur les politiques culturelles, tous ces acteurs cités plus haut, créent des micros résistances au conformisme consensuel ambiant.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><a href="http://memoire2silence.files.wordpress.com/2008/05/livre-jaffrennou.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-178" src="http://memoire2silence.files.wordpress.com/2008/05/livre-jaffrennou.jpg?w=205&h=157" alt="" width="205" height="157" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Ainsi ce carnet de voyages dessiné, collé, écrit de <a href="http://blogs.arte.tv/Desert_Blues/frontUser.do?method=getHomePage">Michel Jaffrennou</a> : <strong>Jusqu&#8217;à Tombouctou</strong>, avec des textes du conteur <a href="http://www.henrigougaud.fr/">Henri Gougaud</a>. Ce carnet n&#8217;est qu&#8217;un élément d&#8217;un projet plus vaste : la réalisation d&#8217;un film autour de trois musiciens africains :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">« <em>Les trois grands artistes maliens, <strong>Habib Koité</strong>, <strong>Afel Bocoum</strong>, et le groupe de femmes Tamasheks <strong>Tartit</strong>, ont décidé de créer <strong>le groupe « <a href="http://www.arte.tv/fr/art-musique/Desert-Blues/1560168.html">Desert Blues</a> »</strong>, pour chanter l’union du Mali, dans la diversité de tous ses peuples. La réunion sur une même scène de 3 artistes issus d’ethnies différentes - Bambara, Songhai et Tamashek - représente un véritable symbole au Mali, un pays où les sècheresses provoquent des affrontements civils.</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em>Pour créer un univers visuel qui rende compte de leur parole, de leur imaginaire, de leur humour, l’artiste et réalisateur <strong>Michel Jaffrennou</strong> (<a href="http://www.arte.tv/fr/art-musique/Desert-Blues/1597422.html">voir son interview</a>) est allé à leur rencontre, de Bamako à Tombouctou, dans le pays mandingue, sur les rives du fleuve Niger… Dans ses carnets de voyages il a dessiné le soleil, le sable, le fleuve, des djinns et des génies… Il a ramené la lumière et la magie du Mali pour devenir leur « griot » des pixels, pour concevoir des images qui s’entrelacent avec la musique et se métamorphosent pour nous faire voyager dans la poésie musicale de Desert Blues.</em> »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Le livre &#8220;Jusqu’à Tombouctou&#8221; est donc <a href="http://desertblues.mondomix.com/">un des éléments</a> (avec le film, le DVD, le spectacle) de ce travail qui a duré pendant plus de deux ans. Il réunit les dessins et les réflexions de l’auteur auquel il associe des contes africains de Henri Gougaud.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Marc Bénaïche, le responsable de <a href="http://www.mondomix.com/">Mondomix</a> écrit ailleurs dans l’éditorial du magazine de mars 2008 :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&#8220;<em> Notre société est tellement obsédée par l’individualisme que nous sommes devenus une société de narcisses qui s&#8217;abiment dans la contemplation de leurs propres images, et qui atteint profondément la gouvernance même de notre société. Force est de constater que le narcisse supporte mal l&#8217;intérêt général, il y voit une entrave à son bien être et à sa sublimation. Le narcisse aime critiquer les initiatives collectives et solidaires qui par définition sont &#8220;mal gérées&#8221; et &#8220;dispendieuses&#8221;. Le narcisse veut liquider ces initiatives car elles le renvoient à son propre égoïsme. Aujourd&#8217;hui, une profonde remise en cause de notre système social et culturel est en cours. Et même si tout le monde est d&#8217;accord pour que l&#8217;État soit plus efficace, moins coûteux et mieux géré, pourquoi tuer des initiatives généreuses et si peu chères ?&#8221;<br />
</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Ce livre n&#8217;est pas un livre de narcisse mais il illustre à merveille ce proverbe africain cité dans l’éditorial de Mondomix :</p>
<h2 style="text-align:center;">« Si tu veux aller vite, marche seul</h2>
<h2 style="text-align:center;">et si tu veux aller loin, marche avec d’autres ! »</h2>
<h3 style="text-align:center;"><em></em><em>jusqu&#8217;à Tombouctou&#8230; par exemple&#8230;</em></h3>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Silence</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><a href="http://memoire2silence.files.wordpress.com/2008/03/massecritique.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-146" src="http://memoire2silence.files.wordpress.com/2008/03/massecritique.jpg?w=210&h=66" alt="" width="210" height="66" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Cette critique est publiée dans le cadre de l&#8217;opération <a href="http://babelio.wordpress.com/2008/02/06/ou-masse-critique-revient-et-propose-a-nouveau-des-livres-en-lechange-de-critiques/">Masse critique</a> du site <a href="http://babelio.wordpress.com/">Babelio</a>.</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/95/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/95/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/95/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/95/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/95/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/95/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/95/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/95/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/95/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/95/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/95/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/95/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=95&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Alphonse Daudet, Albert Cohen, la chèvre et le petit Salomon&#8230;</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/05/02/alphonse-daudet-albert-cohen-la-chevre-et-le-petit-salomon/</link>
		<comments>http://naturewriting.wordpress.com/2008/05/02/alphonse-daudet-albert-cohen-la-chevre-et-le-petit-salomon/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 May 2008 18:22:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Traces d'écritures]]></category>

		<category><![CDATA[Albert Cohen]]></category>

		<category><![CDATA[Alphonse Daudet]]></category>

		<category><![CDATA[Atelier Albert cohen]]></category>

		<category><![CDATA[bibliothèque électronique de lisieux]]></category>

		<category><![CDATA[Gallica 2]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand l’écrivain Albert Cohen (1895-1981) nous entraîne, entre l’île de Céphalonie en Grèce, la Ville de Marseille en France, et celle de Genève en Suisse, dans son épopée en quatre volumes (Solal, 1930; Mangeclous, 1938; Belle du Seigneur,1968; Les Valeureux, 1969), il est un grand, très grand conteur.
.
Il fait dire à ses rocambolesques personnages des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Quand l’écrivain <strong><span style="font-family:Verdana;"><a href="http://www.atelieralbertcohen.org/">Albert Cohen</a></span></strong> (1895-1981) nous entraîne, entre l’île de Céphalonie en Grèce, la Ville de Marseille en France, et celle de Genève en Suisse, dans son épopée en quatre volumes (Solal, 1930; Mangeclous, 1938; Belle du Seigneur,1968; Les Valeureux, 1969), il est un grand, très grand conteur.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;color:white;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Il fait dire à ses rocambolesques personnages des choses impossibles, de même qu’il leur fait asséner de profondes vérités. Ça se moque, et c’est… poésie pure. Et c’est déchirant, et c’est délirant…souvent.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;">En lisant Le “Mangeclous”, l’extraordinaire et succulent Mangeclous, qu’ Albert Cohen a écrit dans une période où il n’allait pas bien, je tombe sur un extrait qui, ni plus ni moins, me sidère. Je poursuis l’histoire, et je reviens sur cet extrait.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;color:white;">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;">Salomon, l’oncle Salomon, plus exactement le petit Salomon, le plus naïf des cinq oncles de Solal, les Valeureux, comme Albert Cohen les appelle, et bien Salomon, non, je ne rêve pas…<strong><span style="font-family:Verdana;">gambade dans la nature !</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family:Verdana;">La nature lui fait fête, et elle finit, à la nuit tombée, par lui être hostile.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;color:white;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">En 1869, <strong><span style="font-family:Verdana;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_Daudet">Alphonse Daudet</a></span></strong> (1840-1897), un autre talentueux conteur, qui avait acheté en 1864, au plein cœur de Provence, un moulin à vent et à farine, publie : “<strong><span style="font-family:Verdana;"><a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/livre-ecrit_1036/collection-textes_5281/foire-aux-textes_5283/alphonse-daudet_16442.html">Les lettres de mon Moulin</a></span></strong>“. Du moulin, situé à Fontvieille, près de Arles, vont partir plusieurs lettres. La quatrième de ces lettres a pour titre : <strong><span style="font-family:Verdana;">La chèvre de Monsieur Seguin</span></strong>.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;color:white;">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family:Verdana;">La chèvre de Monsieur Seguin !</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family:Verdana;">mais c’est bien sûr…</span></strong></p>
<h3><span style="font-size:12pt;font-family:Verdana;">Quand le “petit Salomon” gambade dans la nature, la petite chèvre n’est pas loin.</span></h3>
<p><span style="font-family:Verdana;color:white;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><span style="font-family:Verdana;">Mesdames et Messieurs, attachez vos ceintures je vous prie, en avant toute pour :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><span style="font-family:Verdana;color:white;">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-family:Verdana;">Une partie de liberté avec petit Salomon</span></span></strong><span style="font-family:Verdana;">, extraît de Mangeclous, 1938 par Albert Cohen.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;">et</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-family:Verdana;">Une partie de liberté avec Blanquette</span></span></strong><span style="font-family:Verdana;">, extraît de La chèvre de Monsieur Seguin, in Les lettres de mon Moulin, 1869 par Alphonse Daudet.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;color:white;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span style="font-family:Verdana;">Une partie de liberté avec petit Salomon</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">“Fils de mon coeur, petit Salomon, jeunesse du monde, naïveté et confiance, bonne bonté, rédemption des monstres aux râteliers de canons, aux narines soufflant l’ ypérite, et de tous les mannequins qui ont oublié d’être hommes. Salomon, petit prophète des temps bienheureux où les hommes seront tous pareils à toi. Salomon, petit mais vrai sauveur, il n’y a que moi qui t’estime et te respecte. Et tu es un trop vrai grand humain pour le savoir, ô escargot, ô microbe, ô grande âme. Laisse-les sourire et se moquer de toi et va gambader, petit, tout petit immortel. Va, mon agneau, mon mignon messie chéri.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">L’ardent soleil sécha bientôt Salomon sauvé des eaux qui reprit sa course à travers la forêt embaumée. Une centaine de petits oiseaux l’entouraient, tous pépiants, car ils trouvaient excellentes les algues dont il était orné et les picoraient sans peur. Lorsqu’il s’arrêtait, ceux qui le connaissaient bien se juchaient sur sa tête pour se décontracter les pattelettes et se délasser avec insolence. Lorsqu’il se remettait à gambader, ils s’enfuyaient dans un grand froulis de soie et ils allaient se poser, petites boules innocentes, sur de hautes et fines ramures balancées.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">Il s’amusa longtemps à chanter, à sauter et à baguenauder, environné par une multitude de petits amis voletants et aussi gais que lui. Parfois, il tournait comme un toton et disait des louanges à Dieu, créateur du ciel et de la terre. Ses manches déchirées volaient tant de côté et d’autre qu’elles semblaient des ailes.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">Les heures passaient. Les insectes craquaient, criquetaient, menaçaient et Salomon, ivre de drachmes, de coruscation et de voyages, ne songeait qu’à danser et à chanter et à crier la nouvelle devise des Valeureux.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">- Vive la France !</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">Si bien que lorsque la nuit fut tombée, il se trouva perdu dans une sombre forêt où des chouettes commençaient à faire semblant de ricaner. Se bouchant les oreilles, une intense frayeur dans le dos tout mouillé, il chercha longtemps sa voie, chantant la Marseillaise pour se donner du courage</span></em><span style="font-family:Verdana;">.”</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;color:white;">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;">[Mangeclous, 1938, Albert Cohen. - Gallimard, Folio n° 1170, page 113 et suivante]</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;color:white;">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;color:white;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span style="font-family:Verdana;">Une partie de liberté avec Blanquette</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">” <em><span style="font-family:Verdana;">Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n’avaient rien vu d’aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu’à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d’or s’ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu’ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête.</span></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">Tu penses, Gringoire, si notre chèvre était heureuse ! Plus de corde, plus de pieu…rien qui l’empêchait de gambader, de brouter à sa guise…</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">C’est là qu’il y avait de l’herbe, jusque par dessus les cornes, mon cher !…Et quelle herbe ! Savoureuse, fine, dentelée, faite de mille plantes…C’était bien autre chose que le gazon du clos. Et les fleurs donc !… De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux !…</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">La chèvre blanche, à moitié soûle, se vautrait là-dedans les jambes en l’air et roulait le long des talus, pêle-mêle avec les feuilles tombées et les châtaignes…Puis, tout à coup elle se redressait d’un bond sur ses pattes. Hop ! la voilà partie, la tête en avant, à travers les maquis et les buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d’un ravin, là-haut, en bas, partout… On aurait dit qu’il y avait dix chèvres de M.Seguin dans la montagne.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">C’est qu’elle n’avait peur de rien la Blanquette. Elle franchissait d’un saut de grands torrents qui l’éclaboussaient au passage de poussière humide et d’écume. Alors, toute ruisselante, elle allait s’étendre sur quelque roche plate et se faisait sécher par le soleil… Une fois s’avançant au bord d’un plateau, une fleur de cytise aux dents, elle aperçut en bas, tout en bas dans la plaine, la maison de M. Seguin avec le clos derrière. Cela la fit rire aux larmes.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">- Que c’est petit ! dit-elle. Comment ai-je pu tenir là-dedans ?</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">Pauvrette ! de se voir si haut perchée, elle se croyait au moins aussi grande que le monde…</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">En somme, ce fut une bonne journée pour la chèvre de M. Seguin. Vers le milieu du jour, en courant de droite et de gauche, elle tomba dans une troupe de chamois en train de croquer une lambrusque à belles dents. Notre petite coureuse en robe blanche fit sensation. On lui donna la meilleure place à la lambrusque, et tous ces messieurs furent très galants… Il paraît même, (ceci doit rester entre nous, Gringoire) qu’un jeune chamois à pelage noir eut la bonne fortune de plaire à Blanquette. Les deux amoureux s’égarèrent parmi les bois une heure ou deux, et si tu veux savoir ce qu’ils dirent, va le demander aux sources bavardes qui courent invisibles dans la mousse.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette : c’était le soir…</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">- Déjà ! dit la petite chèvre. Et elle s’arrêta fort étonnée.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">En bas, les champs étaient noyés de brume. Le clos de M. Seguin disparaissait dans le brouillard, et de la maisonnette on ne voyait plus que le toit avec un peu de fumée. Elle écouta les clochettes d’un troupeau qu’on ramenait, et se sentit l’âme toute triste…Un gerfaut, qui rentrait, la frôla de ses aîles en passant. Elle tressaillit… puis ce fut un hurlement dans la montagne :</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">- Hou ! Hou !</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">Elle pensa au loup ; de tout le jour la folle n’y avait pas pensé… Au même moment une trompe sonna bien loin dans la vallée. C’était ce bon M Seguin qui tentait un dernier effort.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">- Hou! Hou ! faisait le loup.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">- Reviens ! Reviens ! criait la trompe.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">Blanquette eut envie de revenir; mais en se rappelant le pieu, la corde, la haie du clos, elle pensa que maintenant, elle ne pouvait plus se faire à cette vie, et qu’il valait mieux rester.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">La trompe ne sonnait plus…</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles. Elle se retourna et vit dans l’ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux qui reluisaient…C’était le loup.”</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;color:white;">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;">[Extrait de La Chèvre de Monsieur Seguin, Les Lettres de mon Moulin, 1869, Alphonse Daudet]</span></p>
<div><span style="color:#ffffff;">.</span></div>
<div>Réjane.</div>
<div>_______________________</div>
<div>Pour information :</div>
<div><span style="color:#ffffff;">.</span></div>
<div>La prochaine journée de l&#8217;atelier Albert Cohen aura lieu le samedi 31 mai 2008 à Paris IV Sorbonne (Amphi Guizot). Elle aura pour thème : <strong>Cohen et l&#8217;animal</strong>. Voir le programme <a href="http://www.atelieralbertcohen.org/breve.php3?id_breve=48">ici</a>.</div>
<div><span style="color:#ffffff;">.</span></div>
<div>Sur le site de la <a href="http://www.bmlisieux.com/">Bibliothèque électronique de Lisieux</a>, on trouve beaucoup de textes tombés dans le domaine public comme ceux de <a href="http://www.bmlisieux.com/litterature/daudet/daudet.htm">Daudet</a> ou encore sur  <a href="http://gallica2.bnf.fr/Search?q=alphonse+daudet&amp;n=10&amp;p=1&amp;lang=fr">Gallica 2</a>, le site de la Bibliothèque Nationale de France.</div>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/94/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/94/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/94/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/94/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/94/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/94/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/94/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/94/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/94/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/94/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/94/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/94/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=94&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Diogène de Sinope : un site à la manière des exercices spirituels antiques</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/05/02/diogene-de-sinope-un-site-a-la-maniere-des-exercices-spirituels-antiques/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 May 2008 16:27:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Les nature writers]]></category>

		<category><![CDATA[cynismes]]></category>

		<category><![CDATA[Diogène de sinope]]></category>

		<category><![CDATA[philosophes cyniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Diogène représente la figure philosophique la plus connue de la philosophie cynique.
Le site Cynismes - DioGène : regards obliques d&#8217;un chien errant propose en plus de 130 leçons une présentation originale, soft et décalée de ce philosophe : chaque extrait que l&#8217;on suppose tiré du recueil de Diogène Laërce (Vies et doctrines des philosophes illustres) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Diog%C3%A8ne_de_Sinope">Diogène</a> représente la figure philosophique la plus connue de la philosophie <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophe_cynique">cynique</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Le site <a href="http://ns3177.ovh.net/~board/diogene/">Cynismes - DioGène : regards obliques d&#8217;un chien errant</a> propose en plus de 130 leçons une présentation originale, soft et décalée de ce philosophe : chaque extrait que l&#8217;on suppose tiré du recueil de <a href="http://ugo.bratelli.free.fr/Laerce/Cyniques/Diogene.htm">Diogène Laërce</a> (<em>Vies et doctrines des philosophes illustres</em>) est accompagné d&#8217;un morceau de musique qui met en valeur les propos ou actes de ce drôle de bonhomme :</p>
<p><span style="font-family:MS Serif;color:#000000;font-size:x-small;">&#8220;Alors qu&#8217;il prenait            le soleil sur une colline de Corinthe, Alexandre survint qui lui dit:<br />
- Demande moi ce que tu veux.<br />
Et lui de dire:<br />
- Cesse de me faire de l&#8217;ombre&#8221;.</span></p>
<p>Silence</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/93/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/93/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/93/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/93/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/93/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/93/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/93/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/93/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/93/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/93/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/93/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/93/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=93&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Marie Morel, des tableaux qui parlent&#8230;</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/04/21/marie-morel-des-tableaux-qui-parlent/</link>
		<comments>http://naturewriting.wordpress.com/2008/04/21/marie-morel-des-tableaux-qui-parlent/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 21:36:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Les nature writers]]></category>

		<category><![CDATA[Charles Juliet]]></category>

		<category><![CDATA[Eni Looka]]></category>

		<category><![CDATA[Marie Morel]]></category>

		<category><![CDATA[Musée Faure]]></category>

		<category><![CDATA[peintre]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier, je suis allée visiter les œuvres que Marie Morel, peintre, expose depuis Vendredi 18 avril et jusqu&#8217;au 16 Juin 2008 au Musée Faure à Aix les bains (73).
 
Marie, c&#8217;est une rencontre. Une histoire belle comme un poème. Voir ses œuvres en vrai. Depuis le mois d&#8217;octobre 2007, date à laquelle j&#8217;avais eu l&#8217;occasion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Hier, je suis allée visiter les œuvres que <a href="http://www.presences.free.fr/sitemorel/site/mariemorel.html">Marie Morel</a>, peintre, expose depuis Vendredi 18 avril et jusqu&#8217;au 16 Juin 2008 </span><span style="font-family:Verdana;">au Musée Faure </span><span style="font-family:Verdana;">à Aix les bains (73)</span><span style="font-family:Verdana;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Marie, c&#8217;est une rencontre. Une histoire belle comme un poème. Voir ses œuvres en vrai. Depuis le mois d&#8217;octobre 2007, date à laquelle j&#8217;avais eu l&#8217;occasion d&#8217;échanger quelques mots avec l&#8217;artiste, j&#8217;en rêvais. J&#8217;avais pu voir un petit échantillon de son travail.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">J&#8217;avais lu et dévoré des yeux des ouvrages qui lui étaient consacrés, mais c&#8217;était tout. Enfin non. J&#8217;avais aussi écrit à Marie Morel, et elle m&#8217;avait répondue. Nous devions nous rencontrer au mois de Novembre, puis, cela ne s&#8217;est pas fait. Les fêtes de fin d&#8217;année sont arrivées là-dessus, et nous avons reporté à 2008.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Je ne verrai finalement Marie qu&#8217;au mois de Juin. En effet, l&#8217;artiste, qui a accepté de me consacrer un entretien pour ce blog, est débordée de travail, et elle ne sera pas disponible avant.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Mais l&#8217;exposition, qui a lieu au Musée Faure à Aix les Bains, c&#8217;est maintenant ! Et elle se termine le 16 Juin 2008.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"><strong>Me recueillir devant les tableaux de Marie. </strong><strong>Penser. Réfléchir. Rêver.</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">C&#8217;est ça que j&#8217;ai fait au Musée Faure hier. J&#8217;ai pris des notes aussi. Beaucoup. Car, et il faut le savoir, Marie accompagne souvent ses tableaux de mots. Pour moi, ces mots, ils sont des poèmes. Mais jugez plutôt :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">Emerger de l&#8217;espace</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">et peut-être s&#8217;envoler</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">dans les sensations</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">comme la plume qui</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">caresse mes mots</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">mots de ci</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">mots de là</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">mots d&#8217;amour</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">et de désir</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">mots tout au fond de moi</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">mots des limbes</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">du mystère</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;"><span style="font-family:Verdana;">(<em>Tableau <strong>L&#8217;espace intérieur</strong>, 1,34m/1,74;  2004</em>)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;">Dans les tableaux de Marie, les mots, et c&#8217;est visible, se sentent bien. Mais comment ne pourraient-il pas se sentir bien, dans les tableaux de Marie ? Si justes, si vrais, si beaux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;">Le premier que j&#8217;ai vu :</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"><em><strong>L&#8217;arbre est en fleur</strong></em>, est immense. Et il est extraordinaire. Plein d&#8217;oiseaux, de mots d&#8217;amour, plein de bonheur.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;">Le dernier : <em><strong>Pensées</strong></em>. M&#8217;a laissée triste. Me donne envie de réconforter l&#8217;artiste. De lui dire si, l&#8217;amour, toujours revient. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;">Entre l&#8217;un et l&#8217;autre, <strong>Tu es mon amour </strong>explose.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"><strong>Les fantasmes secrets de la nuit</strong> est comme éclairé à la bougie du désir.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"><strong>L&#8217;espace intérieur</strong>, mon âme y est entrée. Et le tableau lui a parlé. Il lui a dit :</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">et à chaque souffle de la vie</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">oser la conscience de dire</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">oser peindre</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">oser être</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">au plus secret</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">au plus près de l&#8217;essentiel</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Verdana;">au coeur de l&#8217;espace</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-family:Verdana;">L&#8217; exposition des tableaux de Marie Morel :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-family:Verdana;">au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Faure">Musée Faure</a>, 10 boulevard des Côtes, 73 100 Aix-les-Bains, Tél. : 04 79 61 06 57</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-family:Verdana;">Exposition ouverte jusqu&#8217;au 16 Juin 2008.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;">Ne la ratez pas !</p>
<p class="MsoNormal">Réjane.</p>
<p class="MsoNormal">&#8212;&#8212;</p>
<p class="MsoNormal">En savoir plus : pour découvrir le travail de Marie Morel et son univers&#8230;</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Un livre magnifique : </strong>Marie Morel peintre : entretien avec Charles Juliet . - Créteil : YMNA, 2004. -ISBN 2-9521735-0-8. Le monsieur qui a fait le livre se nomme <a href="http://looka.fr/">Eni looka</a> et il se définit comme un alchimiste multimédia. Il est fabuleusement talentueux aussi&#8230;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><a href="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/04/marie_morel.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-92" src="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/04/marie_morel.jpg?w=168&h=232" alt="" width="168" height="232" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/90/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/90/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/90/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/90/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/90/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/90/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/90/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/90/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/90/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/90/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/90/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/90/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=90&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Réponse à un commentaire : sur la paresse&#8230;</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/04/18/reponse-a-un-commentaire-sur-la-paresse/</link>
		<comments>http://naturewriting.wordpress.com/2008/04/18/reponse-a-un-commentaire-sur-la-paresse/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2008 18:14:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Inactuelles]]></category>

		<category><![CDATA[considérations inactuelles]]></category>

		<category><![CDATA[Nietzsche]]></category>

		<category><![CDATA[nonchalance]]></category>

		<category><![CDATA[paresse]]></category>

		<category><![CDATA[schopenhauer]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://naturewriting.wordpress.com/?p=89</guid>
		<description><![CDATA[En réponse au commentaire d&#8217;un précédent billet sur la douceur, le bonheur, la jubilation, François Paradis réclamait (gentiment) un billet autour de la nonchalance, l’indolence, une certaine paresse et le chemin des écoliers&#8230;
Or, cher François, voici qu&#8217;aujourd&#8217;hui, en relisant ce cher Nietzsche, je tombe dans les troisièmes considérations inactuelles, sur le texte suivant qu&#8217;il consacre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;">En réponse au commentaire d&#8217;<a href="http://naturewriting.wordpress.com/2008/03/05/la-douceur-le-bonheur-la-jubilation/">un précédent billet</a> sur la douceur, le bonheur, la jubilation, <a href="http://coureurdesbois.blogspot.com/">François Paradis</a> réclamait (gentiment) un billet autour de <strong>la nonchalance, l’indolence, une certaine paresse et le chemin des écoliers</strong>&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Or, cher François, voici qu&#8217;aujourd&#8217;hui, en relisant ce cher <strong>Nietzsche</strong>, je tombe dans les <strong>troisièmes considérations inactuelles</strong>, sur le texte suivant qu&#8217;il consacre à <strong>Schopenhauer éducateur</strong>, écrit en 1874. Répondant partiellement à votre interrogation et ouvrant d&#8217;autres pistes de compréhension sur notre époque, il est donc pour vous :</p>
<p style="text-align:justify;">&#8220;<em>Ce voyageur, qui avait vu beaucoup de pays et de peuples, et visité plusieurs continents, et à qui l&#8217;on demandait quelle qualité il avait retrouvée chez tous les hommes, répondait que c&#8217;était leur penchant à la paresse. Certaines gens penseront qu&#8217;il eût pu répondre avec plus de justesse : ils sont tous craintifs. Ils se cachent derrière leurs mœurs et leurs opinions. Au fond, tout homme sait fort bien qu&#8217;il n&#8217;est sur la terre qu&#8217;une seule fois, en un exemplaire unique, et qu&#8217;aucun hasard, si singulier qu&#8217;il soit, ne réunira pour la seconde fois quelquechose d&#8217;aussi multiple et d&#8217;aussi curieusement mêlé que l&#8217;unité qu&#8217;il constitue. Il le sait, mais il s&#8217;en cache, comme s&#8217;il avait mauvaise conscience. Pourquoi ? Par crainte du voisin, qui exige la convention et s&#8217;en enveloppe lui-même. Mais qu&#8217;est-ce qui force l&#8217;individu à craindre le voisin, à penser, à agir selon le mode du troupeau, et à ne pas être content de lui-même ? La pudeur peut-être chez certains, mais ils sont rares. Chez le plus grand nombre, c&#8217;est le goût des aises, la nonchalance, bref ce penchant à la paresse dont parle le voyageur. Il a raison : les hommes sont encore plus paresseux que craintifs, et ce qu&#8217;ils craignent le plus ce sont les embarras que leur occasionneraient la sincérité et la loyauté absolues. Les artistes seuls détestent cette attitude relâchée, faite de convention et d&#8217;opinions empruntées, et ils dévoilent le secret, la mauvaise conscience de chacun, en affirmant que tout homme est unique. Ils osent nous montrer l&#8217;homme tel qu&#8217;en lui-même et lui seul, jusque dans ses mouvements musculaires ; et mieux encore que, dans la stricte conséquence de son individualité, il est beau et digne d&#8217;être contemplé, qu&#8217;il est nouveau et incroyable comme toute oeuvre de la nature, et nullement ennuyeux. Quand le grand penseur méprise les hommes, il méprise leur paresse, car c&#8217;est à cause d&#8217;elle qu&#8217;ils ressemblent à une marchandise fabriquée, qu&#8217;ils paraissent indifférents, indignes qu&#8217;on les fréquente et qu&#8217;on les éduque. L&#8217;homme qui ne veut pas faire partie de la masse n&#8217;a qu&#8217;à cesser de se montrer complaisant envers lui-même ; qu&#8217;il obéisse à sa conscience qui lui dit : &#8221; Sois toi-meme ! Tout ce que tu fais maintenant, tout ce que tu penses et tout ce que tu désires, ce n&#8217;est pas toi qui le fais, le penses et le désires.&#8221; [...]</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Si l&#8217;on dit à juste titre du paresseux qu&#8217;il tue le temps, il faut veiller sérieusement à ce qu&#8217;une époque qui place son salut dans l&#8217;opinion publique, c&#8217;est-à-dire dans la paresse privée, soit véritablement une fois mise à mort ; je veux dire par là qu&#8217;elle doit être rayée de l&#8217;histoire de la délivrance véritable de la vie. Combien devra être la répugnance des générations futures, lorqu&#8217;elles auront à considérer l&#8217;héritage de cette période au cours de laquelle ce ne furent pas des hommes vivants qui gouvernèrent, mais des apparences d&#8217;hommes accordés à l&#8217;opinion publique.&#8221;</em></p>
<p style="text-align:justify;">(Schopenhauer éducateur (1874) in Considérations Inactuelles III / Nietzsche. - Trad. de l&#8217;allemand par Henri Albert. - Robert Laffont, 1993. - pp. 287-28 <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_cool.gif' alt='8)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align:justify;">Inactuelles ces considérations ?</p>
<p style="text-align:justify;">Silence</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/89/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/89/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/89/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/89/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/89/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/89/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/89/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/89/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/89/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/89/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/89/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/89/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=89&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;intention de la philosophie&#8230;</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/04/18/lintention-de-la-philosophie/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Apr 2008 10:25:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Incontournables]]></category>

		<category><![CDATA[la vie courante]]></category>

		<category><![CDATA[Nietzsche]]></category>

		<category><![CDATA[Nuire à la bêtise]]></category>

		<category><![CDATA[Pierre Péju]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Citant Nietzche, souvent, j&#8217;ai tenu à répéter que la philosophie n&#8217;avait qu&#8217;une intention : celle de &#8220;Nuire à la bêtise&#8220;. Intention plus ambitieuse, en un sens, que le simple projet de &#8220;chercher la vérité&#8221;.
En effet, à force de viser la vérité, on finit par atteindre quelque chose qui y ressemble et qu&#8217;on se met à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h3 style="text-align:justify;">&#8220;<em>Citant Nietzche, souvent, j&#8217;ai tenu à répéter que la philosophie n&#8217;avait qu&#8217;une intention : celle de &#8220;<strong>Nuire à la bêtise</strong>&#8220;. Intention plus ambitieuse, en un sens, que le simple projet de &#8220;chercher la vérité&#8221;.</em></h3>
<h3 style="text-align:justify;"><em>En effet, à force de viser la vérité, on finit par atteindre quelque chose qui y ressemble et qu&#8217;on se met à vouloir imposer à tous.</em></h3>
<h3 style="text-align:justify;"><em>Mais la vérité n&#8217;est qu&#8217;un chat retombé sur ses pattes : petite performance comparée à la nécessité d&#8217;inventer des issues, aller voir ailleurs. De se confronter à l&#8217;énigme. De se colleter au pire. </em>&#8220;</h3>
<p>(La vie courante / Pierre Péju. - Maurice Nadeau, 1996. - p. 21) (Existe aussi en Folio)</p>
<p>Si vous n&#8217;avez pas encore lu ce merveilleux livre de <a href="http://auteurs.arald.org/pages/Peju.html">Pierre Péju</a>, courrez vite chez votre libraire ou dans votre bibliothèque municipale la plus proche. Pierre Péju parle de petites choses&#8230; très essentielles&#8230;</p>
<p>Silence</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/88/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/88/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/88/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/88/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/88/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/88/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/88/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/88/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/88/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/88/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/88/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/88/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=88&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;intelligence dans la nature&#8230; (Marcel Pagnol)</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/04/18/lintelligence-dans-la-nature-marcel-pagnol/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Apr 2008 09:27:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Traces d'écritures]]></category>

		<category><![CDATA[Albert Cohen]]></category>

		<category><![CDATA[l'intelligence]]></category>

		<category><![CDATA[marcel pagnol]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Blaise : [...] L&#8217;intelligence, dans la nature, ce n&#8217;était qu&#8217;une pauvre petite lueur qui devait nous guider dans l&#8217;accomplissement des actes quotidiens. Et nous sommes comme serait un homme qui porte une lampe dans un souterrain à la recherche d&#8217;un trésor. Soudain, la lampe fume, ou flamboie, ou ronfle, ou crépite. Alors, il s&#8217;arrête, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;"><em><span class="citation"><span class="personnage">&#8220;Blaise</span> : [...] L&#8217;intelligence, dans la nature, ce n&#8217;était qu&#8217;une pauvre petite lueur qui devait nous guider dans l&#8217;accomplissement des actes quotidiens. Et nous sommes comme serait un homme qui porte une lampe dans un souterrain à la recherche d&#8217;un trésor. Soudain, la lampe fume, ou flamboie, ou ronfle, ou crépite. Alors, il s&#8217;arrête, il s&#8217;assied par terre, il fait monter ou descendre la mèche, il règle des éclairages. Et ce travail l&#8217;intéresse tant qu&#8217;il a oublié le trésor, qu&#8217;il finit par croire que le bonheur c&#8217;est de perfectionner une lampe et de faire danser des ombres sur le mur. Et il se contente de ces pauvres joies de lampiste, jusqu&#8217;au jour où il voit soudain que sa vie s&#8217;est passée à ce jeu puéril… Alors, il veut se lever, il tend les mains vers le trésor… Trop tard ! La mort déjà le tient à la gorge. L&#8217;intelligence, c&#8217;est la lampe. Le trésor, ce sont les joies de la vie.&#8221;</span></em></p>
<p>(« Jazz » (1926), dans <em>Œuvres complètes I : Théâtre</em> / Marcel Pagnol. - Ed. de Fallois, 1995. - acte II, scène 8, p. 225)</p>
<p>On trouve chez Albert Cohen le même type d&#8217;idée. Mais les deux compères étaient amis&#8230;</p>
<p>Silence</p>
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		<item>
		<title>En ces temps commémoratifs, le mot Révolution&#8230;</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/04/18/en-ces-temps-commemoratifs-le-mot-revolution/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Apr 2008 09:21:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[HUMEUR]]></category>

		<category><![CDATA[Traces d'écritures]]></category>

		<category><![CDATA[Albert Cohen]]></category>

		<category><![CDATA[Mai 68]]></category>

		<category><![CDATA[marcel pagnol]]></category>

		<category><![CDATA[révolution]]></category>

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		<description><![CDATA[En ces temps commémoratifs, comme on entend beaucoup de bêtises sur les malheurs ou les bienfaits de Mai 68 (Il suffit simplement de comparer les droits de l&#8217;époque actuelle avec l&#8217;époque d&#8217;avant 70 pour en tirer un bilan&#8230; positif&#8230;malgré tout), je vous propose la définition de Révolution selon le père de Marcel Pagnol&#8230; qui m&#8217;a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;">En ces temps commémoratifs, comme on entend beaucoup de bêtises sur les malheurs ou les bienfaits de Mai 68 (Il suffit simplement de comparer les droits de l&#8217;époque actuelle avec l&#8217;époque d&#8217;avant 70 pour en tirer un bilan&#8230; positif&#8230;malgré tout), je vous propose la définition de Révolution selon le père de Marcel Pagnol&#8230; qui m&#8217;a toujours bien plu :</p>
<p style="text-align:justify;"><span class="citation">&#8220;<em>Mon père expliquait à ma mère que, dans la société future, tous les châteaux seraient des hôpitaux, tous les murs seraient abattus, et tous les chemins tracés au cordeau.<br />
« Alors, dit-elle, tu veux recommencer la révolution ?<br />
— <strong>Ce n&#8217;est pas une révolution qu&#8217;il faut faire. Révolution, c&#8217;est un mot mal choisi, parce que ça veut dire un tour complet. Par conséquent, ceux qui sont en haut descendent jusqu&#8217;en bas, mais ensuite ils remontent à leur place primitive… et tout recommence. Ces murs injustes n&#8217;ont pas été faits sous l&#8217;Ancien Régime : non seulement notre République les tolère, mais c&#8217;est elle qui les a construits ! </strong>»<br />
J&#8217;adorais ces conférences politico-sociales de mon père, que j&#8217;interprétais à ma façon, et je me demandais pourquoi le président de la République n&#8217;avait jamais pensé à l&#8217;appeler, tout au moins pendant les vacances, car il eût fait en trois semaines le bonheur de l&#8217;humanité.</em>&#8220;</span></p>
<p style="text-align:justify;"><em>(La Gloire de mon père</em> /Marcel Pagnol. - éd. Livre de poche, 1967. -  p. 135)</p>
<p style="text-align:justify;">Ca n&#8217;a rien à voir mais Marcel Pagnol était un grand ami d&#8217;Albert Cohen&#8230; Deux écrivains que nous devrions relire intensément&#8230; Pourquoi Albert Cohen est si mal connu ? Mystère&#8230; Je suis constamment surpris qu&#8217;il n&#8217;existe pas une grande biographie de Cohen qui montrerait son travail de diplomate et ses engagements&#8230;</p>
<p>Silence</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/86/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/86/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/86/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=86&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Comment on pleure en Italien ? d&#8217;après Erri de Luca et son Montedidio&#8230;</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/04/17/comment-on-pleure-en-italien-dapres-erri-de-luca-et-son-montedidio/</link>
		<comments>http://naturewriting.wordpress.com/2008/04/17/comment-on-pleure-en-italien-dapres-erri-de-luca-et-son-montedidio/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 22:22:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Traces d'écritures]]></category>

		<category><![CDATA[Erri de Luca]]></category>

		<category><![CDATA[larmes]]></category>

		<category><![CDATA[Montedidio]]></category>

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		<description><![CDATA[A Naples, dans les années cinquante, c&#8217;est le Napolitain la langue.
L&#8217;Italien, que les enfant apprennent à l&#8217;école, lisent facilement et écrivent, reste, dans la bouche de nombreux adultes qui n&#8217;ont pas apprise cette langue, une langue du Dimanche.
 
Erri De Luca parle de ça dans son roman Montedidio (Gallimard, 2002 pour la traduction française), que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">A Naples, dans les années cinquante, c&#8217;est le Napolitain la langue.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">L&#8217;Italien, que les enfant apprennent à l&#8217;école, lisent facilement et écrivent, reste, dans la bouche de nombreux adultes qui n&#8217;ont pas apprise cette langue, une langue du Dimanche.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Erri De Luca parle de ça dans son roman <strong>Montedidio </strong>(Gallimard, 2002 pour la traduction française), que des enfants peuvent voir leur père déchiffrer avec beaucoup de difficulté le journal.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">L&#8217;enfant de Montedidio a treize ans. Alors lui, ce qui est drôle, est qu&#8217;il parle Napolitain, mais qu&#8217;il écrit en Italien.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Il a quitté l&#8217;école et maintenant, il travaille.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Les faits de sa nouvelle vie, il les écrit sur un rouleau de papier. Il écrit son journal en somme.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><em><span style="font-family:Verdana;">&#8220;Le rouleau tourne et je vois déjà écrites les choses passées, qui s&#8217;enroulent aussitôt.&#8221;</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">A un moment, il est confronté à un problème.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">C&#8217;est après que Don Rafaniello, qui travaille avec lui, soit passé des larmes au rire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><em><span style="font-family:Verdana;">&#8220;Tandis que j&#8217;écris sur le rouleau, je ne me rappelle plus comment on dit en Italien : il a éclaté en larmes ou bien les larmes ont éclaté.&#8221;</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Il sait quelque temps après. Quand le deuil s&#8217;abat. Sur son père. Sur la menuiserie qu&#8217;on ferme. A l&#8217;hôpital où la maman n&#8217;est plus.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><em><span style="font-family:Verdana;">&#8220;Alors, les larmes éclatent, maintenant, je sais que ça se dit comme ça en Italien, parce qu&#8217;elles sortent et se détachent des yeux avec une explosion de l&#8217;intérieur, un coup qui les pousse.&#8221;</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Réjane</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&#8212;-</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Pour en savoir plus,</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">perdez-vous sur le site indispensable consacré à <a href="http://errideluca.free.fr/">Erri de Luca</a></p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/85/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/85/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/85/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/85/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/85/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/85/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/85/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/85/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/85/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/85/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/85/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/85/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=85&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>&#8220;Mais pourquoi les hommes sont-ils méchants ?&#8221; (Le livre de ma mère / Albert Cohen)</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 21:45:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Traces d'écritures]]></category>

		<category><![CDATA[Albert Cohen]]></category>

		<category><![CDATA[Le livre de ma mère]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Amour de ma mère. Jamais plus je n&#8217;aurai auprès de moi un être parfaitement bon. Mais pourquoi les hommes sont-ils méchants ? Que je suis étonné sur cette terre. Pourquoi sont-ils si vite haineux, hargneux ? Pourquoi adorent-ils se venger, dire vite du mal de vous, eux qui vont bientôt mourir, les pauvres ? Que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h3 style="text-align:justify;">&#8220;<em>Amour de ma mère. Jamais plus je n&#8217;aurai auprès de moi un être parfaitement bon. Mais pourquoi les hommes sont-ils méchants ? Que je suis étonné sur cette terre. Pourquoi sont-ils si vite haineux, hargneux ? Pourquoi adorent-ils se venger, dire vite du mal de vous, eux qui vont bientôt mourir, les pauvres ? Que cette horrible aventure des humains qui arrivent sur cette terre, rient, bougent, puis soudain ne bougent plus, ne les rende pas bons, c&#8217;est incroyable. Et pourquoi vous répondent-ils si vite mal, d&#8217;une voix de cacatoès, si vous êtes doux avec eux, ce qui leur donne à penser que vous êtes sans importance, c&#8217;est à dire sans danger ? Ce qui fait que des tendres doivent faire semblant d&#8217;être méchants, pour qu&#8217;on leur fiche la paix, ou même, ce qui est tragique, pour qu&#8217;on les aime&#8230;</em>&#8220;</h3>
<p>(in Le Livre de ma mère / Albert Cohen. - Gallimard, 1954)</p>
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	</item>
		<item>
		<title>Eloge de la lenteur par Jean- françois Manier, éditeur</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/03/27/eloge-de-la-lenteur-par-jean-francois-manier-editeur/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Mar 2008 15:54:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[HUMEUR]]></category>

		<category><![CDATA[Traces d'écritures]]></category>

		<category><![CDATA[éloge de la lenteur]]></category>

		<category><![CDATA[Cheyne éditeur]]></category>

		<category><![CDATA[Jean francois manier]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Au risque de n&#8217;avoir plus à déguster, dans un avenir proche, qu&#8217;une littérature &#8220;fast-food&#8221;, il me paraît urgent de résister aux pouvoirs grandissants des gestionnaires de la culture. Le livre est un tel enjeu qu&#8217;il exige d&#8217;autres critères de valeur que sa seule vitesse de rotation. Et je crois même que son irremplaçable richesse tient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h4 align="center"><i>&#8220;Au risque de n&#8217;avoir plus à déguster, dans un avenir proche, qu&#8217;une littérature &#8220;fast-food&#8221;, il me paraît urgent de résister aux pouvoirs grandissants des gestionnaires de la culture. Le livre est un tel enjeu qu&#8217;il exige d&#8217;autres critères de valeur que sa seule vitesse de rotation. Et je crois même que son irremplaçable richesse tient à ses lenteurs, à ses pesanteurs.</i></h4>
<h4 align="center"><!-- D(["mb","\u003c/font\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv align\u003d\"center\"\u003e\u003cfont face\u003d\"Arial\" size\u003d\"2\"\u003eCe sont ces contraintes qui font du \nlivre cette liberté qui dure. Oui, il faut un autre temps pour le livre : un \ntemps pour l\u0026#39;écrivain face à son oeuvre, pour l\u0026#39;artisan face aux papiers, aux \nencres, le temps aussi pour le bibliothécaire en ses choix, le libraire en son \ncommerce, comme pour le lecteur en son plaisir. Le temps, sans doute, que \nmûrissent les rencontres, que s\u0026#39;accomplissent les imprévisibles métamorphoses. \nLe temps du lent émerveillement. Celui de l\u0026#39;urgence d\u0026#39;aimer.\u003c/font\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv align\u003d\"center\"\u003e\u003cfont face\u003d\"Arial\" size\u003d\"2\"\u003e\u003c/font\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv align\u003d\"center\"\u003e\u003cfont face\u003d\"Arial\" size\u003d\"2\"\u003eJean François Manier, Cheyne éditeur, \n43400 Chambon-sur-Lignon\u003c/font\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv align\u003d\"center\"\u003e\u003cfont face\u003d\"Arial\" size\u003d\"2\"\u003e\u003c/font\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv align\u003d\"center\"\u003e\u003cfont face\u003d\"Arial\" size\u003d\"2\"\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............\u003c/font\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv align\u003d\"center\"\u003e\u003cfont face\u003d\"Arial\" size\u003d\"2\"\u003e\u003c/font\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cfont face\u003d\"Arial\" size\u003d\"2\"\u003e\u003c/font\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cfont face\u003d\"Arial\" size\u003d\"2\"\u003e\u003c/font\u003e \u003c/div\u003e\u003c/div\u003e\n",0] );  //--><i><font color="#ffffff"> .</font></i></h4>
<h4 align="center"><i></i></h4>
<h4 align="center"><i>Ce sont ces contraintes qui font du livre cette liberté qui dure. Oui, il faut un autre temps pour le livre : un temps pour l&#8217;écrivain face à son oeuvre, pour l&#8217;artisan face aux papiers, aux encres, le temps aussi pour le bibliothécaire en ses choix, le libraire en son commerce, comme pour le lecteur en son plaisir. Le temps, sans doute, que mûrissent les rencontres, que s&#8217;accomplissent les imprévisibles métamorphoses. Le temps du lent émerveillement. </i></h4>
<h4 align="center"><i><font color="#ffffff">.</font></i></h4>
<h4 align="center"><i></i></h4>
<h4 align="center"><i>Celui de l&#8217;urgence d&#8217;aimer.&#8221;</i></h4>
<div align="center"><font color="#ffffff" face="Arial" size="2">.</font></div>
<div align="center"><font color="#ffffff" face="Arial" size="2">.</font></div>
<div align="center"><font color="#ffffff" face="Arial" size="2">.</font></div>
<div align="left"><font face="Arial" size="2"></font></div>
<div align="left"><font face="Arial" size="2">Recopié d&#8217;une carte postale éditée par </font><font face="Arial" size="2">Jean François Manier, <a href="http://www.cheyne-editeur.com/">Cheyne éditeur</a>, 43400 Chambon-sur-Lignon</font></div>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/83/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/83/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/83/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/83/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/83/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/83/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/83/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/83/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/83/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/83/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/83/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/83/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=83&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Pourquoi notre monde n&#8217;écoute jamais ses sages ? A propos de Terre Mère de Jean Malaurie&#8230;</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/03/22/pourquoi-notre-monde-necoute-jamais-ses-sages-a-propos-de-terre-mere-de-jean-malaurie/</link>
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		<pubDate>Sat, 22 Mar 2008 20:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Incontournables]]></category>

		<category><![CDATA[Les nature writers]]></category>

		<category><![CDATA[Acide arc-en-ciel]]></category>

		<category><![CDATA[CNRS éditions]]></category>

		<category><![CDATA[Diane Fossey]]></category>

		<category><![CDATA[Erri de Luca]]></category>

		<category><![CDATA[Inuit]]></category>

		<category><![CDATA[Jean Malaurie]]></category>

		<category><![CDATA[Pollution]]></category>

		<category><![CDATA[Terre Mère]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi notre monde n&#8217;écoute jamais ses sages ?
Le monde est. Le monde est et les hommes haïssent le monde. La Vie est et les hommes haïssent la vie. Pas tous les hommes.


Existe la gravitation. La loi qui la définit a été découverte par les hommes. Par un homme qui a compris la cause qui a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p align="justify"><span style="font-family:Verdana;">Pourquoi notre monde n&#8217;écoute jamais ses sages ?</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Verdana;">Le monde est. Le monde est et les hommes haïssent le monde. La Vie est et les hommes haïssent la vie. Pas tous les hommes.<br />
</span>
</p>
<p align="justify"><span style="font-family:Verdana;">Existe la gravitation. La loi qui la définit a été découverte par les hommes. Par un homme qui a compris la cause qui a permis à la pomme de tomber. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Verdana;"> Le Livre parle d&#8217;une pomme originale qui provient de l&#8217;arbre de la connaissance. Là est le problème de l&#8217;homme : la connaissance. Et son utilisation ensuite&#8230;<br />
</span>
</p>
<p align="justify"><span style="font-family:Verdana;">Ce ne sont que des histoires de pommes, alors ? Presque.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Verdana;">L&#8217;homme s&#8217;est placé sous le pommier et a cru qu&#8217;il était au centre du monde. Il continue à croire qu&#8217;il est sur le trône.</span></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p><span style="font-family:Verdana;">Le monde est et l&#8217;homme passe.</span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;">Pourquoi notre monde n&#8217;écoute jamais ses sages ?</span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;">Dans un très court livre, <a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/france_829/label-france_5343/les-numeros-label-france_5570/lf60-60-ans-onu_11476/sciences-humaines_11501/jean-malaurie-aventurier-une-terre-humaine_22305.html">Jean Malaurie</a>, l&#8217;immense aventurier, explorateur, contemplatif et éditeur Jean Malaurie, évoque de nouveau tout ce qui menace notre monde.</span></p>
<p align="center"><a href="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/terre-mere.jpg" title="terre-mere.jpg"><img src="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/terre-mere.jpg" alt="terre-mere.jpg" /></a></p>
<h2><i><font></font><font color="#88846d" face="Verdana" size="1">&#8221; Nous sommes des veilleurs de nuit face à une mondialisation sauvage, à un développement désordonné. Si nous n’y prenons garde, ce sera un développement dévastateur. La Terre souffre. Notre Terre Mère ne souffre que trop. Elle se vengera. Et déjà les signes sont annoncés. &#8220;</font> </i></h2>
<p><span style="font-family:Verdana;">L&#8217;homme hait et le monde passe. Il ne regarde que ce qui se trouve devant lui. </span><span style="font-family:Verdana;">Le présent est la seule chose qui existe dans le monde.</span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;">Passé et futur ne sont que dans le cerveau des hommes. Et ne leur servent que rarement.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Verdana;">Dans <i>Acide-Arc-en-ciel </i>d&#8217; Erri de Luca, il y a cette phrase :</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;">« <i>Qu’est-il arrivé au monde pour se retrouver à un point tel qu’aucun acte direct ne l’aide, mais que seuls les sacrifices le réconfortent ? »</i></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Verdana;">On n&#8217;écoute pas des hommes comme Jean Malaurie, mais on est ému devant l&#8217;assassinat de Diane Fossey pendant le temps que dure le succès éditorial d&#8217;un livre ou le passage en salle d&#8217;un film. Cela nous réconforte de rencontrer une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dian_Fossey">Diane Fossey</a>&#8230; Et puis, le temps passe&#8230; et les gorilles vont disparaitre&#8230;</span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;">Il faudrait écouter nos sages. Il faudrait écouter Jean Malaurie et Diane Fossey.<br />
</span></p>
<p>Silence</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/81/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/81/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/81/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/81/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/81/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/81/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/81/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/81/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/81/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/81/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/81/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/81/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=81&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>My Masse critique 1 : Journée lunaire d&#8217;Emmanuel Olivier aux éditions L&#8217;Altiplano</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/03/22/my-masse-critique-1-journee-lunaire-demmanuel-olivier-aux-editions-laltiplano/</link>
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		<pubDate>Sat, 22 Mar 2008 18:52:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[masse critique]]></category>

		<category><![CDATA[babelio]]></category>

		<category><![CDATA[BANDE DESSINEE]]></category>

		<category><![CDATA[Emmanuel Olivier]]></category>

		<category><![CDATA[Journée lunaire]]></category>

		<category><![CDATA[L'altiplano]]></category>

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		<description><![CDATA[
“Merci à ceux qui m’ont supporté“. Telle est la phrase en exergue au premier livre de bande dessinée d’Emmanuel Olivier : Journée lunaire publié par les récentes éditions L’Altiplano. Tel pourrait être aussi le dilemme de Thomas, le personnage dépressif de cette bande dessinée placée sous les auspices de l’astre sélène , qui ne supporte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><div class="snap_preview">
<p align="justify">“<i>Merci à ceux qui m’ont supporté</i>“. Telle est la phrase en exergue au premier livre de bande dessinée d’<b>Emmanuel Olivier : Journée lunaire</b> publié par les récentes éditions <a href="http://www.laltiplano.fr/index.php">L’Altiplano</a>. Tel pourrait être aussi le dilemme de Thomas, le personnage dépressif de cette bande dessinée placée sous les auspices de l’astre sélène , qui ne supporte plus sa vie, les autres, la société…</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="center"><a href="http://memoire2silence.files.wordpress.com/2008/03/journee-lunaire.jpg" title="journee-lunaire.jpg"><img src="http://memoire2silence.files.wordpress.com/2008/03/journee-lunaire.jpg" alt="journee-lunaire.jpg" /></a></p>
<p align="justify"><font color="#ffffff">. </font></p>
<p align="justify">On a tous connu une journée comme celle vécut par Thomas, le héros perdu de cette histoire. Journée sans lumière, journée sans âme. Journée noire et blanche comme le trait et les dessins de l’auteur. Ambiances sombres et quotidien désolant où l’on n’a plus envie de rien. Parfois, au détour du vol, de deux mouches, les pensées de l’auteur semblent se mélanger avec les propos du personnage. Thomas ne sait plus où il en est, proche de la folie, est persuadé que ses cauchemars se réalisent dans la vraie vie. Thomas vivra une journée explosive, libératrice pour atteindre la catharsis qui le libèrera de son quotidien, pour transformer ses cauchemars en rêve, retrouver une certaine sérénité, un autre rythme.</p>
<p align="justify">Graphiquement, sur ce premier travail publié, la force de l’histoire permet de faire passer les proportions parfois approximatives des personnages. On privilégiera les cadrages et cette utilisation judicieuse du noir et blanc pour les mises en situation grâce à une multiplication de traits incisifs pour créer du dynamisme.</p>
<p align="justify">D’après sa notice bibliographique, Emmanuel Olivier est né en 1983. “<i>Après quelques tâtonnements, il s’est lancé pleinement dans la bande dessinée lors de ses études aux Beaux-Arts d’Épinal. Actuellement en quête d’un emploi, mais guère convaincu par la démarche, aussi commune soit-elle, il se demande, lui aussi, s’il a encore le droit de croire en ses rêves</i>.”</p>
<p><font color="#000000">Un jeune auteur à encourager…</font></p>
<p><font color="#ffffff">. </font></p>
<p align="center"><a href="http://memoire2silence.files.wordpress.com/2008/03/massecritique.jpg" title="massecritique.jpg"><img src="http://memoire2silence.files.wordpress.com/2008/03/massecritique.jpg" alt="massecritique.jpg" /></a></p>
<p>Cette critique est publiée dans le cadre de l’opération <a href="http://babelio.wordpress.com/2008/02/06/ou-masse-critique-revient-et-propose-a-nouveau-des-livres-en-lechange-de-critiques/">Masse critique</a> du site <a href="http://babelio.wordpress.com/">Babelio</a>.</p>
<p>Silence.</p></div>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/80/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/80/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/80/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/80/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/80/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/80/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/80/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=80&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>C&#8217;est le printemps !</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/03/20/cest-le-printemps/</link>
		<comments>http://naturewriting.wordpress.com/2008/03/20/cest-le-printemps/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2008 19:05:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Traces d'écritures]]></category>

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		<description><![CDATA[
Pour le fêter, 5 poèmes de Jean-Pierre Siméon,

directeur artistique du &#8220;Printemps des poètes&#8220;
et
&#8230; poète.
. 
. 
Je sais
que nos enfants
les enfants de nos enfants
et leurs enfants encore
. 

nous demanderont raison
du feu des ombres de la couleur
du désespoir que nous faisons
. 

je sais
qu&#8217;un jour
un homme jettera ses mains
sur son visage
et cherchera dans la mémoire des hommes
. 

les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><div>
<h2>Pour le fêter, 5 poèmes de <a href="http://remue.net/cont/simeon01.html">Jean-Pierre Siméon</a>,</h2>
</div>
<div>directeur artistique du &#8220;<a href="http://www.printempsdespoetes.com/">Printemps des poètes</a>&#8220;</div>
<div>et</div>
<div>&#8230; poète.</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div>Je sais</div>
<div>que nos enfants</div>
<div>les enfants de nos enfants</div>
<div>et leurs enfants encore</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div>nous demanderont raison</div>
<div>du feu des ombres de la couleur</div>
<div>du désespoir que nous faisons</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div>je sais</div>
<div>qu&#8217;un jour</div>
<div>un homme jettera ses mains</div>
<div>sur son visage</div>
<div>et cherchera dans la mémoire des hommes</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div><font color="#ff6600">les premiers gestes du malheur</font></div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div>je sais</div>
<div>qu&#8217;une petite fille</div>
<div>neuve et nue</div>
<div>comme l&#8217;herbe d&#8217;avril</div>
<div>se lèvera dans l&#8217;air noir</div>
<div>et redira pour lui</div>
<div>le long poème du monde</div>
<div>dont nous sommes chacun</div>
<div>la douceur et la rime</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div align="center"> <img src="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/la-valserine.jpg?w=550&h=320" align="middle" height="320" width="550" /></div>
<div>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.</div>
<div></div>
<div></div>
<div>J&#8217;ouvre la porte</div>
<div>il y a le rideau de la lumière</div>
<div>l&#8217;odeur des jasmin</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div><font color="#ff6600">et ce visage</font></div>
<div><font color="#ff6600">qui me fait face</font></div>
<div><font color="#ff6600">comme un soleil</font></div>
<div><font color="#ffffff">.</font></div>
<div></div>
<div>voilà la forme de ma joie</div>
<div>ma joie et ma douleur</div>
<div>sont celles de tous les hommes</div>
<div><font color="#ffffff">.</font></div>
<p><!-- D(["mb","\n\u003cdiv\u003enul jamais n\u0026#39;est étranger\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003enul n\u0026#39;est étranger à la terre\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............................\u003cWBR\u003e............\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003ePour elle\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003ele silence a son geste le plus clair\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eet la nuit ses branches les plus douces\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cfont color\u003d\"#ff6600\"\u003eelle a les faveurs\u003c/font\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cfont color\u003d\"#ff6600\"\u003esimples du jour\u003c/font\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cfont color\u003d\"#ff6600\"\u003ecomme le fruit du matin\u003c/font\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cfont color\u003d\"#ff6600\"\u003e\u003c/font\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003ela rivière et la chance de l\u0026#39;été\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003el\u0026#39;exigence du secret\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003etout ce qui est bon  pour nous, ses amis\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eson regard le promet\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eson sourire rajeunit le monde\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............................\u003cWBR\u003e...........\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eJ\u0026#39;avais ouvert à deux battants\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eje jouais par terre dans la chambre\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eavec mes rêves\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003ecomme un enfant\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003ej\u0026#39;attendais tout de la lumière\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003ele rien de l\u0026#39;air, cela me suffisait\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eet soudain la volée des cailloux\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003ela vie la nuit les autres\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003echacun avait jeté sa pierre\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cfont color\u003d\"#ff6600\"\u003ej\u0026#39;ai ramassé\u003c/font\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cfont color\u003d\"#ff6600\"\u003eces pierres une à une\u003c/font\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cfont color\u003d\"#ff6600\"\u003e\u003c/font\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e et je les ai regardées jusqu\u0026#39;au soir\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003esans comprendre\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............................\u003cWBR\u003e..............................\u003cWBR\u003e...........\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eAvançons\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003enous n\u0026#39;avons rien perdu\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003ede ce qui nous fait grandir\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eni l\u0026#39;énigme du coeur\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e",1] );  //--></p>
<div>nul jamais n&#8217;est étranger</div>
<div>nul n&#8217;est étranger à la terre</div>
<div></div>
<div></div>
<div>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;</div>
<div></div>
<div></div>
<div align="center"> <img src="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/pays-de-gex.jpg?w=550&h=320" align="middle" height="320" width="550" /></div>
<div></div>
<div>Pour elle</div>
<div>le silence a son geste le plus clair</div>
<div>et la nuit ses branches les plus douces</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div><font color="#ff6600">elle a les faveurs</font></div>
<div><font color="#ff6600">simples du jour</font></div>
<div><font color="#ff6600">comme le fruit du matin</font></div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div>la rivière et la chance de l&#8217;été</div>
<div>l&#8217;exigence du secret</div>
<div>tout ce qui est bon  pour nous, ses amis</div>
<div>son regard le promet</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div>son sourire rajeunit le monde</div>
<div></div>
<div>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..</div>
<div></div>
<div></div>
<div>J&#8217;avais ouvert à deux battants</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div>je jouais par terre dans la chambre</div>
<div>avec mes rêves</div>
<div>comme un enfant</div>
<div>j&#8217;attendais tout de la lumière</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div>le rien de l&#8217;air, cela me suffisait</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div>et soudain la volée des cailloux</div>
<div>la vie la nuit les autres</div>
<div>chacun avait jeté sa pierre</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div><font color="#ff6600">j&#8217;ai ramassé</font></div>
<div><font color="#ff6600">ces pierres une à une</font></div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div> et je les ai regardées jusqu&#8217;au soir</div>
<div>sans comprendre</div>
<div></div>
<div>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..</div>
<div></div>
<div>Avançons</div>
<div>nous n&#8217;avons rien perdu</div>
<div>de ce qui nous fait grandir</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div>ni l&#8217;énigme du cœur</div>
<div><!-- D(["mb","ni la bonté des arbres\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eni le vin de la colère\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eni la chance\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003ed\u0026#39;être ensemble\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cfont color\u003d\"#ff6600\"\u003eavançons encore\u003c/font\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cfont color\u003d\"#ff6600\"\u003e\u003c/font\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003ele feu mange l\u0026#39;ombre\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003emais pas l\u0026#39;oiseau\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003equi la précède\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e                             \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e                         Jean-Pierre Siméon, \u0026quot;Un homme sans manteau\u0026quot; (éditions Cheyne) \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e                              \u003cWBR\u003e                              \u003cWBR\u003e            \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n",0] );  //-->ni la bonté des arbres</div>
<div>ni le vin de la colère</div>
<div>ni la chance</div>
<div>d&#8217;être ensemble</div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div><font color="#ff6600">avançons encore</font></div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div>le feu mange l&#8217;ombre</div>
<div>mais pas l&#8217;oiseau</div>
<div>qui la précède</div>
<div> <font color="#ffffff">.</font></div>
<div></div>
<div align="center">Extraits du recueil :<br />
Un homme sans manteau /                         Jean-Pierre Siméon. - <a href="http://www.cheyne-editeur.com/auteurs/simeon.htm">éditions Cheyne</a>, 1996.</div>
<div align="center">(Collection Poèmes pour grandir)</div>
<div align="center"><font color="#ffffff">. </font></div>
<div align="center"> A noter que l&#8217;éditeur Cheyne organise tous les ans de merveilleuses lectures buissonnières et de traverse au Chambon-sur-Lignon en Haute-Loire : <a href="http://www.lectures-sous-larbre.com/">Les Lectures sous l&#8217;arbre</a>.</div>
<div></div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div style="text-align:center;"><img src="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/la-valserine-2.jpg?w=550&h=320" height="320" width="550" /></div>
<div></div>
<div></div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div>Extraits choisis et soulignés par Réjane.</div>
<div><i>Photos du pays de Réjane (Pays de Gex et rivière La Valserine)</i></div>
<div></div>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/76/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/76/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/76/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/76/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/76/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/76/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/76/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/76/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/76/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/76/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/76/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/76/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=76&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">memoire2silence</media:title>
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		<media:content url="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/la-valserine-2.jpg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Mon pays des fleuves cachés&#8230;</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/03/17/mon-pays-des-fleuves-caches/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 22:31:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Traces d'écritures]]></category>

		<category><![CDATA[Jean Tardieu]]></category>

		<category><![CDATA[les pertes du rhône]]></category>

		<category><![CDATA[simandre sur suran]]></category>

		<category><![CDATA[Valsérine]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Mon pays des fleuves cachés&#8221; est mon pays. Celui de l&#8217;enfance. Celui de mon grand-père Laurent décédé il y a un an.

J&#8217;ai rejoint chaque été, et la rejoins encore, cette région secrète, inconnue des touristes, où le grand-père est né, où il a grandi.
Le bruit, ici, n&#8217;est pas comme ailleurs. L&#8217;odeur sent bon. Les routes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>&#8220;<b>Mon pays des fleuves cachés</b>&#8221; est mon pays. Celui de l&#8217;enfance. Celui de mon grand-père Laurent décédé il y a un an.</p>
<div align="justify"></div>
<p>J&#8217;ai rejoint chaque été, et la rejoins encore, cette région secrète, inconnue des touristes, où le grand-père est né, où il a grandi.</p>
<div align="left">Le bruit, ici, n&#8217;est pas comme ailleurs. L&#8217;odeur sent bon. Les routes sont amusantes, amusées, quand elles essaient d&#8217;épouser les contours du relief.</div>
<div align="left">Il y a des souvenirs de carrioles qui dévalent les pentes, de genoux écorchés, de bassins d&#8217;orties, dans cette nature là. Il y a du Jura, dans ce coin de l&#8217;Ain qui fait de l&#8217;œil à la Suisse.</div>
<div align="left"><font color="#ffffff">. </font></div>
<div align="left">&#8220;<b>Mon pays des fleuves cachés</b>&#8221; est le pays où le Rhône commence. On le voit depuis la montagne aller tranquillement dans la plaine.</div>
<div align="left">Autrefois, avant la construction du barrage de Génissiat, on le perdait à l&#8217;endroit dit &#8220;Les pertes du Rhône.&#8221; Ma mère se souvient y être allée enfant.</div>
<div align="left"><font color="#ffffff">. </font></div>
<p>&#8220;<b>Mon pays des fleuves cachés</b>&#8221; est aussi le pays d&#8217;enfance du poète Jean Tardieu (1903, 1995), de même que le titre du poème qu&#8217;il consacre à ce phénomène.</p>
<p>Le Rhône ne disparait plus aujourd&#8217;hui &#8220;en enfer&#8221;. Mais il a une petite soeur, une rivière de montagne, la Valserine, qu&#8217;on perd à un endroit dit : &#8220;Les pertes de la Valserine&#8221;.</p>
<p>Je vais régulièrement visiter ce lieu lunaire où l&#8217;eau court dans le secret de la terre.</p>
<p>A l&#8217;instar du poète, je vois dans cette fantaisie de la nature un aspect phare de notre accroche au monde.</p>
<p align="center"><a href="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/simandre-sur-suran.jpg" title="simandre-sur-suran.jpg"><img src="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/simandre-sur-suran.jpg" alt="simandre-sur-suran.jpg" /></a></p>
<div align="left"><i></i></div>
<div align="left"><i></i></div>
<div align="center"><b>Mon pays des fleuves cachés</b></div>
<div align="center"></div>
<div align="center"></div>
<p align="justify">&#8220;<i>Simandre-sur Suran ! Lalleyriat !&#8221; criait l&#8217;employé du train entre Nantua et Bellegarde. Et du fer de son marteau, il frappait sur les roues, dans l&#8217;air odorant et glacé.</i></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><i>D&#8217;autres noms de mon pays me reviennent, avec leur sonorité acide, qui rafraichit la mémoire&#8230; </i></p>
<div align="justify"><i>Demain comme hier, je veux aller, le </i><i>cœur battant, respirer ma jeunesse dans le fort parfum des sifflantes, sauvages prés, torrents sinueux, scieries de sapins, près de ce lieu profond où, célébrant ses mystères, le Rhône autrefois disparaissait, cheval fantôme, sous les pierres tombales de son lit. Mais rajeuni, sacré par la nuit de ses gouffres, il surgissait plus loin, piaffant au soleil.</i></div>
<p><!-- D(["mb","\u003c/div\u003e\n\n\u003cdiv align\u003d\"left\"\u003eMaintenant que son libre galop et ce front courroucé se sont brisés contre un mur de ciment et que son sang jusqu\u0026#39;à Genève dégagé s\u0026#39;est répandu au hasard dans la plaine, sa soeur, la Valserine, Perséphone fidèle, continue à descendre aux enfers pour renaître écumante.\u003c/div\u003e\n\n\u003cdiv align\u003d\"left\"\u003eToute ma vie est marquée par l\u0026#39;image de ces fleuves cachés ou perdus au pied des montagnes. Comme eux, l\u0026#39;aspect des choses, pour moi, plonge et se joue entre \u003cstrong\u003ela présence\u003c/strong\u003e et \u003cstrong\u003el\u0026#39;absence.\u003c/strong\u003e\u003c/div\u003e\n\n\u003cdiv align\u003d\"left\"\u003eTout ce que je touche a sa moitié de pierre et sa moitié d\u0026#39;écume.\u0026quot;\u003c/div\u003e\n\u003cdiv align\u003d\"left\"\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv align\u003d\"left\"\u003e                              \u003cWBR\u003e                              \u003cWBR\u003e                              \u003cWBR\u003e          Jean Tardieu \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n",0] ); D(["ce"]);  //--></p>
<p align="justify"><i>Maintenant que son libre galop et ce front courroucé se sont brisés contre un mur de ciment et que son sang jusqu&#8217;à Genève dégagé s&#8217;est répandu au hasard dans la plaine, sa sœur, la Valserine, Perséphone fidèle, continue à descendre aux enfers pour renaitre écumante.</i></p>
<p align="justify"><i>Toute ma vie est marquée par l&#8217;image de ces fleuves cachés ou perdus au pied des montagnes. Comme eux, l&#8217;aspect des choses, pour moi, plonge et se joue entre <b>la présence</b> et <b>l&#8217;absence.</b></i></p>
<p><i>Tout ce que je touche a sa moitié de pierre et sa moitié d&#8217;écume.</i>&#8220;</p>
<div align="left"></div>
<div align="right">Jean Tardieu</div>
<div align="left"><font color="#ffffff">. </font></div>
<div align="left">Réjane</div>
<div align="left"><font color="#ffffff">. </font></div>
<div align="left"></div>
<div align="left">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</div>
<div align="left"><a href="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/02/encrier-babelio.jpg" title="encrier-babelio.jpg"><img src="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/02/encrier-babelio.thumbnail.jpg" alt="encrier-babelio.jpg" /></a></div>
<div align="left"></div>
<div align="left">En savoir plus sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Tardieu">Jean Tardieu</a> ;</div>
<div align="left">et sur <a href="http://pagesperso-orange.fr/etcomp/bellegarde/pertrhon.htm">Les pertes du Rhône</a>.</div>
<div align="left"></div>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/naturewriting.wordpress.com/74/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/naturewriting.wordpress.com/74/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/naturewriting.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/naturewriting.wordpress.com/74/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/naturewriting.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/naturewriting.wordpress.com/74/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/naturewriting.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/naturewriting.wordpress.com/74/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/naturewriting.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/naturewriting.wordpress.com/74/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/naturewriting.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/naturewriting.wordpress.com/74/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=naturewriting.wordpress.com&blog=2414576&post=74&subd=naturewriting&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">memoire2silence</media:title>
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		<media:content url="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/simandre-sur-suran.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">simandre-sur-suran.jpg</media:title>
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			<media:title type="html">encrier-babelio.jpg</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Etty a choisi d&#8217;aimer&#8230;</title>
		<link>http://naturewriting.wordpress.com/2008/03/17/etty-a-choisi-daimer/</link>
		<comments>http://naturewriting.wordpress.com/2008/03/17/etty-a-choisi-daimer/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 22:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Incontournables]]></category>

		<category><![CDATA[Traces d'écritures]]></category>

		<category><![CDATA[Etty Hillesum]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai lu le journal d&#8217; Etty Hillesum, une vie bouleversée (Seuil, 1985), il y a un an.



Ce journal, écrit par une jeune femme juive à Amsterdam, retrace deux années intenses de sa vie.


Quand elle commence à l&#8217;écrire, en 1941, Etty a vingt sept ans.


En Septembre 1943, elle quitte avec ses parents le camp de transit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>J&#8217;ai lu le journal d&#8217; <u>Etty Hillesum, une vie bouleversée</u> (Seuil, 1985), il y a un an.</p>
<p><a href="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/etty_livre.jpg" title="etty_livre.jpg"></a></p>
<div style="text-align:center;"><a href="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/etty_livre.jpg" title="etty_livre.jpg"><img src="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/03/etty_livre.jpg" alt="etty_livre.jpg" /></a></div>
<div></div>
<p>Ce journal, écrit par une jeune femme juive à Amsterdam, retrace deux années intenses de sa vie.</p>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Quand elle commence à l&#8217;écrire, en 1941, Etty a vingt sept ans.</p>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">En Septembre 1943, elle quitte avec ses parents le camp de transit de Westerbork pour Auschwitz. Elle meurt là bas en Novembre 1943.</p>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">On ne sait pas si elle a écrit à Auschwitz. On ne possède rien sur son internement dans ce camp.</p>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">En revanche, le document que l&#8217;on possède, paru aux Pays Bas en 1981, est le témoignage sensible et moral d&#8217;une femme qui sait que l&#8217;humanité a commis l&#8217;irréparable.</p>
<div><font color="#ffffff"> .</font></div>
<div></div>
<div>Comment vivre quand son peuple part mourir dans les camps ?</div>
<div><font color="#ffffff"> .</font></div>
<div></div>
<div>Comment vivre quand on sait que l&#8217;on va mourir ?</div>
<div><font color="#ffffff"> .</font></div>
<div></div>
<div>Lire le journal d&#8217;Etty Hillesum, c&#8217;est voir une jeune femme :</div>
<div><font color="#ffffff">.<br />
</font></div>
<div></div>
<div><b>Choisir l&#8217;amour et rejeter la haine</b></div>
<div><b></b></div>
<div><i>15 Mars 1941, 9 heures et demi du matin.</i></div>
<div><i></i></div>
<div align="justify"><i>[...] rien n&#8217;est pire que cette haine globale, indifférenciée. C&#8217;est une maladie de l&#8217;âme. Si j&#8217;en venais à éprouver une véritable haine, j&#8217;en serais blessée dans mon âme et je devrais tâcher de guérir au plus vite.&#8221;</i></div>
<div><font color="#ffffff"> .</font></div>
<div><b><i></i></b><!-- D(["mb"," \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cstrong\u003eRéfléchir chaque jour sur sa place dans le monde\u003c/strong\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cstrong\u003e\u003c/strong\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003e Mardi 25 Mars, 9 heures du soir.\u003c/em\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003e\u003c/em\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003e\u0026quot;Pourtant, il faut garder le contact avec le monde réel, le monde actuel, tacher d\u0026#39;y définir sa place, on n\u0026#39;a pas le droit de vivre avec les seules valeurs éternelles (...)\u003c/em\u003e.\u003cem\u003e Vivre totalement au-dehors comme au-dedans, ne rien sacrifier de la réalité extérieure à la vie intérieure, pas plus que l\u0026#39;inverse, voilà une tâche exaltante.\u0026quot;\u003c/em\u003e\u003c/div\u003e\n\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003e\u003c/em\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cstrong\u003eVivre grâce à la poésie de Rainer Maria Rilke\u003c/strong\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cstrong\u003e\u003c/strong\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003eMardi 7 Juillet 1943, après-midi.\u003c/em\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003e\u003c/em\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003e\u0026quot;J\u0026#39;aimerais avoir lu tout Rilke avant que sonne l\u0026#39;heure de me séparer de tous mes livres (..)\u0026quot;\u003c/em\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003e\u003c/em\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eAu fur et à mesure que l\u0026#39;on parcourt les pages serrées du journal d\u0026#39;Etty Hillesum, on comprend. Etty a choisi d\u0026#39;aimer, d\u0026#39;être heureuse, de vivre.\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003eOn comprend : Etty, dans ses allers retours entre la vie de l\u0026#39;écriture et l\u0026#39;écriture de la vie, réussit. Elle devient invincible.\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003eVendredi 3 Juillet 1942, 9 heures et demi du soir.\u003c/em\u003e\u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003e\u003c/em\u003e \u003c/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003e\u0026quot;.......Bon, on veut notre extermination complète : cette certitude nouvelle, je l\u0026#39;accepte. Je le sais maintenant. Je n\u0026#39;imposerai pas aux autres mes angoisses et je me garderai de toute rancoeur s\u0026#39;ils ne comprennent pas ce qui nous arrive à nous, les Juifs. Mais une certitude acquise ne doit pas être rongée ou affaiblie par une autre. Je travaille et je vis avec la même conviction et je trouve la vie pleine de de sens, oui, pleine de de sens malgré tout, même si j\u0026#39;ose à peine le dire en société.\u003c/em\u003e\u003c/div\u003e\n\n\u003cdiv\u003e\u003cem\u003eLa vie et la mort, la souffrance et la joie, les ampoules des pieds meurtris, le jasmin derrière la maison, les persécutions, les atrocités sans nombre, tout, tout est en moi et forme un ensemble puissant. Je l\u0026#39;accepte comme une totalité indivisible et je commence à comprendre de mieux en mieux (pour mon propre usage, sans pouvoir encore l\u0026#39;expliquer à d\u0026#39;autres) la logique de cette totalité. Je voudrais vivre longtemps pour être un jour en mesure de l\u0026#39;expliquer; mais si cela ne m\u0026#39;est pas donné, eh bien un autre le fera à ma place, un autre reprendra le fil de ma vie où il sera rompu, et c\u0026#39;est pourquoi je dois vivre cette vie jusqu\u0026#39;à mon dernier souffle avec toute la conscience et la conviction possibles, de sorte que mon successeur n\u0026#39;ait pas à recommencer à zéro et rencontre moins de difficultés. N\u0026#39;est-ce pas une façon de travailler pour la postérité?\u0026quot;",1] );  //--></div>
<div><b>Réfléchir chaque jour sur sa place dans le monde</b></div>
<div><b></b></div>
<div><i> Mardi 25 Mars, 9 heures du soir.</i></div>
<div><i></i></div>
<div><i>&#8220;Pourtant, il faut garder le contact avec le monde réel, le monde actuel, tacher d&#8217;y définir sa place, on n&#8217;a pas le droit de vivre avec les seules valeurs éternelles (&#8230;)</i>.<i> Vivre totalement au-dehors comme au-dedans, ne rien sacrifier de la réalité extérieure à la vie intérieure, pas plus que l&#8217;inverse, voilà une tâche exaltante.&#8221;</i></div>
<div><font color="#ffffff">. </font></div>
<div></div>
<div><i></i></div>
<div><b>Vivre grâce à la poésie de Rainer Maria Rilke</b></div>
<div><b></b></div>
<div><i>Mardi 7 Juillet 1943, après-midi.</i><i></i></div>
<div><i>&#8220;J&#8217;aimerais avoir lu tout Rilke avant que sonne l&#8217;heure de me séparer de tous mes livres [...]&#8220;</i></div>
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<p align="justify">Au fur et à mesure que l&#8217;on parcourt les pages serrées du journal d&#8217;Etty Hillesum, on comprend. Etty a choisi d&#8217;aimer, d&#8217;être heureuse, de vivre.<font color="#ffffff"> </font>On comprend : Etty, dans ses allers retours entre la vie de l&#8217;écriture et l&#8217;écriture de la vie, réussit. Elle devient invincible.</p>
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<p><font color="#ffffff"> .</font></p>
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<div><i>Vendredi 3 Juillet 1942, 9