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Archive de la catégorie «Traces d'écritures»

Si il y a une exposition qu’il ne faut pas manquer à Paris, c’est celle de Marie Morel. Rejane, ma co-blogueuse et moi, on adore son travail.
Marie Morel, quand elle vous envoie un courrier – elle vous envoie par exemple sa petite revue d’art : Regard -quand elle vous envoie un courrier, soit l’enveloppe est [...]

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Il faut cultiver sa naïveté… ne pas être naïf, certes non…
Cette idée qui m’est chère, cette manière digne de Diogène, qui est peut-être aussi une méthode pour appliquer le célèbre Nuire à la bêtise de Nietzsche, est évoquée ici :
“Mais il m’est arrivé aussi de penser, avec le temps, que l’excès de scrupules et la flagellation de [...]

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“Lorsque l’enfant était enfant,
Il marchait les bras ballants,
Il voulait que le ruisseau soit rivière
Et la rivière, fleuve,
Que cette flaque soit la mer.
Lorsque l’enfant était enfant,
Il ne savait pas qu’il était enfant,
Tout pour lui avait une âme
Et toutes les âmes étaient une.
Lorsque l’enfant était enfant,
Il n’avait d’opinion sur rien,
Il n’avait pas d’habitude
Il s’asseyait souvent en tailleur,
Démarrait [...]

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.
dans les villes, y’a des bagnoles
qui s’bousculent et qui s’torgnolent,
et y’a des arbres mourants
qui n’ont pas assez d’bon vent.
.
à la campagne y’a des vaches
qui fleurissent chaque été ;
et des rivières de lait
où pouss’nt des bouquets d’girafes.
.
et puis des champs d’sucettes
mêlées de coq’licots,
et puis des esquimos
dans les muguets-clochettes.
.
mais dans les villes, y’a des bagnoles,
y’a des agents [...]

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“Il a enfin été possible de dormir dans le jardin.
Retirer les sandales, pieds dans l’herbe. En fin de saison, l ‘humidité se dépose dès qu’il fait nuit. On se coule dans un duvet légèrement mouillé, mais tiède à l’intérieur. Lire un peu. Quelques bêtes attirées par la lampe. Parfois une araignée traverse l’oreiller. Eteindre. Regarder [...]

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Discours de J.M.G Le Clezio pour le Nobel de littérature 2008
Pourquoi écrit-on ? J’imagine que chacun a sa réponse à cette simple question. Il y a les prédispositions, le milieu, les circonstances. Les incapacités aussi. Si l’on écrit, cela veut dire que l’on n’agit pas. Que l’on se sent en difficulté devant la réalité, que [...]

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La polémique tue la lumière.
“Connaissance de l’autre et non voyeurisme. La compréhension ne peut naitre que de joies et de douleurs communes. La culture n’est en effet que le reflet de la vie… Encore faut-il la vivre. Saisir une civilisation en termes de destin est à ce prix. Il est urgent de réveiller le nomade [...]

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“Etre heureux, c’est n’avoir pas à se souvenir”
in Ritournelle de la faim / Jean-Marie Gustave Le Clézio. – Gallimard, 2008
Une phrase à méditer…
A suivre…
Silence

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“Le franchissement de la frontière à l’intérieur du cimetière (accès vers la France) est soumis aux prescriptions douanières en vigueur. Les visiteurs doivent notamment être en possession de documents d’identité valables, et ne pas transporter de marchandises susceptibles de faire l’objet d’une déclaration de douane.”

C’est une inscription règlementaire à l’abord d’un cimetière. Fichtre!

Vous [...]

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Ce matin, je recevais de ma co-blogueuse (conteuse de son état) la question suivante :
.

L’écriture est-elle une activité de puissance, de pouvoir ?
.

Elle poursuivait :

” Que sont les écrivains, sinon des êtres qui, ne parvenant pas à exprimer leur vigueur de vivre dans les activités humaines autres que l’écriture, parviennent, par la puissance du verbe, à [...]

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” Goethe pensait :
‘Quand on ne parle pas des choses avec une partialité pleine d’amour, ce qu’on dit ne vaut pas la peine d’être rapporté‘
C’est peut-être aller loin. La critique négative est nécessaire ; il n’y a pas dans la mémoire des hommes assez de socles pour toutes les effigies : il faut donc parfois [...]

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Gohar
…”Le dénuement de cette chambre avait pour Gohar la beauté de l’insaisissable, il y respirait un air d’optimisme et de liberté. La plupart des meubles et des objets usuels outrageaient sa vue, car ils ne pouvaient offrir aucun aliment à son besoin de fantaisie humaine. Seuls les êtres dans leurs folies innombrables, avaient le don [...]

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Deux citations pour vous donner envie de découvrir ou de relire : “Mendiants et orgueilleux” d’Albert Cossery, auteur égyptien habitant dans un hôtel à Paris depuis 1945 et disparu un dimanche, jour symbolique, jour de repos, lui qui aimait tant la paresse…
L’esprit :
“Gohar vivait dans la plus stricte économie de moyens matériels. La notion du [...]

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“C’est un signe des temps, et ce n’est pas un très bon signe, qu’il soit nécessaire aujourd’hui – et non seulement nécessaire, mais qu’il soit même urgent, d’intéresser les esprits au sort de l’Esprit, c’est-à-dire à leur propre sort“

[in La liberté de l'esprit. Regards sur le monde actuel et autres essais / Paul Valery. - [...]

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“Je crois que la formule “lecture obligatoire” est un contresens ; la lecture ne doit pas être obligatoire. Parle-t-on de plaisir obligatoire ? A quoi bon ? Le plaisir n’est pas une obligation, c’est une quête. Bonheur obligatoire ! Le bonheur aussi est une quête. J’ai été professeur de littérature anglaise pendant vingt ans à [...]

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Quand l’écrivain Albert Cohen (1895-1981) nous entraîne, entre l’île de Céphalonie en Grèce, la Ville de Marseille en France, et celle de Genève en Suisse, dans son épopée en quatre volumes (Solal, 1930; Mangeclous, 1938; Belle du Seigneur,1968; Les Valeureux, 1969), il est un grand, très grand conteur.
.
Il fait dire à ses rocambolesques personnages des [...]

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“Blaise : [...] L’intelligence, dans la nature, ce n’était qu’une pauvre petite lueur qui devait nous guider dans l’accomplissement des actes quotidiens. Et nous sommes comme serait un homme qui porte une lampe dans un souterrain à la recherche d’un trésor. Soudain, la lampe fume, ou flamboie, ou ronfle, ou crépite. Alors, il s’arrête, il [...]

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En ces temps commémoratifs, comme on entend beaucoup de bêtises sur les malheurs ou les bienfaits de Mai 68 (Il suffit simplement de comparer les droits de l’époque actuelle avec l’époque d’avant 70 pour en tirer un bilan… positif…malgré tout), je vous propose la définition de Révolution selon le père de Marcel Pagnol… qui m’a [...]

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A Naples, dans les années cinquante, c’est le Napolitain la langue.
L’Italien, que les enfant apprennent à l’école, lisent facilement et écrivent, reste, dans la bouche de nombreux adultes qui n’ont pas apprise cette langue, une langue du Dimanche.

Erri De Luca parle de ça dans son roman Montedidio (Gallimard, 2002 pour la traduction française), que [...]

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“Amour de ma mère. Jamais plus je n’aurai auprès de moi un être parfaitement bon. Mais pourquoi les hommes sont-ils méchants ? Que je suis étonné sur cette terre. Pourquoi sont-ils si vite haineux, hargneux ? Pourquoi adorent-ils se venger, dire vite du mal de vous, eux qui vont bientôt mourir, les pauvres ? Que [...]

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