La douceur - Le bonheur - La jubilation
5 mars 2008 par memoire2silence
La douceur
La douceur est la qualité la moins partagée au monde. Elle est perçue comme une fragilité, pire une faiblesse. Elle serait une arme si justement elle n’était pas l’anti-arme par excellence. Isole celui qui la possède. Qui n’a plus d’autre choix que l’impasse de la carapace. Des années, il faut, pour s’en débarrasser, de la carapace. Et retrouver le chemin… La totalité lutte contre votre douceur. Celle-ci n’est qu’ individuelle, unique et ne rencontre que rarement une autre douceur, différente. Un frisson dans l’échine est sa marque de reconnaissance. La contemplation, son mode de compréhension. La contemplation est ce moment d’ouverture au monde. Une fêlure volontaire. Un début de tolérance, mais, ce mot est trop grand pour nous, humains, qui mourrons souvent de soif près de la fontaine.
Le bonheur
Le bonheur, celui-là, on dirait qu’il a une bonne tête d’images d’Epinal. Il est par essence multiple et indéfinissable. Courant dans le fleuve. Dissimulé et tombant dans la mer dès que l’on veut le canaliser.
La jubilation
Un trop-plein permanent. Un épuisement de la vie par consentement personnel. Un dru désir. Un acte. Un choix.
Silence
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“La douceur est invincible” (Marc-Aurèle)
Lire : Petit éloge de la douceur / Stéphane Audeguy. - Gallimard, 2007. - (Folio, 461
J’ai trouvé votre blog sur Biblio.fr à moins que ce soit sur Biblioblog. Votre idée de louer la douceur me plait bien. A quand la nonchalance, l’indolence, une certaine paresse et le chemin des écoliers ? Cordialement.
@Francis : merci pour votre commentaire. Je suis vos recommandations sur la nonchalance, l’indolence, une certaine paresse et le chemin des écoliers… A suivre…donc…
Silence